Junker 87 Stuka

Sa silhouette reste dans la mémoire de nos anciens et en particulier de ceux qui connurent l’Exode en mai 1940.

Le fer de lance de la Wehrmacht:

C’est en étroite collaboration avec la Wehrmacht  et l’armée blindée que le Stuka  fit ses preuves durant la campagne de France et en particulier pendant la bataille de Sedan. Sans lui la « Guerre éclair » n’aurait pas eu lieu. Les pilotes de Stuka ayant tiré les leçons des campagnes de Pologne et de  Norvège pour mettre au point toutes les tactiques de combat du bombardement en piqué. Il écrasa toutes les poches de résistance, vaporisa ponts et chars et coula bon nombre de navires.

 

stuka

A Dunkerque il s’illustra en coulant un grand nombre de bateaux Anglais, mais il dû subir de lourdes pertes face à l’aviation. Faiblement armé, et d’une lenteur déconcertante, il fut une cible de choix pour la DCA. Pourtant relativement solide il possédait quelques atouts comme sa précision de bombardement et sa vitesse lente qui lui permettait à très basse altitude de tirer par l’arrière ou de se faire dépasser par un chasseur pour l’abattre ensuite. En août 1940, au moment de la bataille d’Angleterre, il fut retiré des premières lignes ,les pertes devenant trop importantes et l’emploi en collaboration avec les troupes au sol obsolète au travers de la Manche. Il fut transféré par la suite sur le Front de l’Est et à l’Afrika Corps ou il servit d’appui au troupes et fit merveille dans la destruction des chars . Sa production s’arrêta fin 1944.

ju

préparation au raid en Ardennes en mai 1940 (Bundesarchiv).

Montage d’une bombe de 500 Kg (Bundesarchiv).

C’est à l’automne 1935 qu’il effectua son premier vol. Muni d’une dérive double, d’une aile en W et d’un moteur Krestrel Rolls Royce de 640 Ch et à cause d’une médiocre stabilité en vol, il s’écrasa par suite de l’impossibilité de le contrôler en lacet.

Le premier protype V1.

Au court de la Guerre Civile Espagnole, trois d’entre eux furent secrètement essayé en permutant systématiquement les pilotes pour évaluation  précise en condition de guerre. C’est avec un nouveau moteur , le Jumo 211  de 1200 Ch qu’apparut le type B ou  «Berta » qui pouvait emporter une bombe de 1000 Kg et indifféremment une charge de 450 Kg sous les ailes.

Stuka en Espagne.

Le Stuka devint le fer de lance de l’armée blindée Allemande, qui écrasait  en 1940 l’artillerie et les chars de De Gaule, et qui permit aux Panzer de se diriger vers Calais.

Quant à la sirène ou « Trompettes de Jéricho » elles n’auraient jamais existé, ou si elles existaient elles alertaient le pilote concentré sur la phase de bombardement sur la vitesse de piqué par un contrôle auditif  ( En référence au témoignage de Hans-Ulrich Rudel, célèbre pilote de Stuka). Elles ont été progressivement abandonnées car elle signalaient facilement l’apparition du bombardement en piqué et faisait fuir les troupes ennemies.

Les études d’opinions menées par les Alliés sur 300 soldats blessés en Afrique du Nord montre que le Junker Stuka était l’arme qui  frappaient plus les esprits des hommes qu’il ne détruisaient de cibles. (Source Aéro Journal)

Pour la petite histoire :

La France possédait à l’époque le même type de bombardier,  apparut un an avant le Junker 87 (probablement copié) sous la forme d’un Loire Nieuport LN 40. Construit à une centaine d’exemplaires, et refusé par l’Armée de l’Air, le Général Wuillemin  Conseil Supérieur de l’Air ne jugea pas utile l’emploi de ces avions.

Le Général Wuillemin  passe en revue les ME 109 peu avant 1939 (Budesarchiv)

Sa gestion de l’armée de l’air pendant la seconde guerre mondiale a été fort critiquée (Mémoires de Maurice Gamelin). En effet, la stratégie du couple char-avion, qui permettait la rupture du front, n’était pas considérée par l’Etat-major et le général Vuillemin ne décida pas de concentrer les forces aériennes aux points de rupture : à Sedan, d’abord, entre les 10 et 17 mai 1940, puis sur la Somme, à partir du 5 juin. On sait maintenant ce qu’il advint de l’Armée Britannique et Française par la suite.

Une étrange ressemblance !

 

L’avion construit fut versé ensuite dans l’Aéro Navale pour servir sur le porte avion Béarn. Il était équipé d’un train rentrant , d’une crosse d’appontage, et avait les ailes repliables. Des versions dérivées ont tentés d’enrayer l’avance Allemande  tardivement et au péril de la vie des pilotes en attaquant les cibles au sol , mais beaucoup d’entre eux  furent détruits par la DCA ennemie, la vitesse de l’appareil étant encore plus lente que celle du Stuka.
J’invite le lecteur à parcourir l’excellent article sur l’emploi du LN 40 en 1940. http://aviadrix.blogspot.fr/2014/03/les-chasseurs-bombardiers-en-pique.html.

La construction de la maquette.

Le cahier des charges:

Comme d’habitude, les matériaux employés seront de récupération et la fabrication se fera à moindre coût. Compte tenu de la position dans laquelle on devrait l’exposer , la maquette sera la plus légère possible et équipée de dispositifs de suspensions.

La construction:

L’ensemble des pièces sont découpées dans du polystyrène haute densité de récupération suivant un gabarit préalablement tracé aux mesures de l’appareil.

La coupe se fait au fil chaud pour une meilleur finition.

Des tranches épaisses sont coupées.

Une multitude de composants sont collés pour façonner les tronçons fuselage qui sont parfois en quatre parties.

Assemblage de quatre parties du fuselage.

L’assemblage est fait à partir de colle blanche, puis recouvert de toile de verre aux endroits critiques.

Assemblage de plusieurs parties de fuselage.

 

Les clefs d’ailes confectionnées dans du hêtre, donnent le dièdre du modèle et contribuent à la solidité de l’ensemble.

Les clefs d’ailes positionnées provisoirement. Une âme en bois traverse de part en part le fuselage pour plus de rigidité ;

La construction des ailes est de même facture.

Le seul soucis étant la place.

L’aile pré montée.

Le fuselage assemblé, est presque terminé.

Le fuselage pré monté avant entoilage.

Le recouvrement du fuselage et des ailes est en papier d’emballage très fin. Il participe aussi à la robustesse de l’avion.

 

 

Collage du recouvrement à la colle à papier peint.

L’hélice est factice et le cône en polystyrène coupé au fil chaud.

 

Il reste la verrière à confectionner.

Certains façonnages sont fait à la main.

Confection des caches roues et des roues.

 

 

L’ensemble est peint en plusieurs couches d’apprêt, suivit de la peinture de finition à l’eau.

Mise en apprêt.

L’appareil peint en deux tons conformes aux documents.

La finition et la présentation au Musée:

Le Stuka terminé.

 

Toutes les étapes de la construction sur :

http://faucheurs.forumactif.com/t931p75-construction-du-junker-87-stuka-type-b-pour-le-musee

La présentation:

L’installation au Musée en photos montage.

Le transport n’a pas été chose facile, même dans un véhicule approprié , La longueur du fuselage et des ailes dépassaient de beaucoup les capacité du véhicule.Un calage soigné des diverses pièces à permit de livrer l’appareil sans dommages.

Une partie des auteurs à a pose photo en compagnie du Président des Amis du Musée.

L’équipe de montage.

L’équipe de levage.

La pose de l’hélice.

L e Stuka est présenté !

480 heures de travail au minimum à 2 personnes, pour en arriver là, même si un petit défaut de dièdre est apparut dans le montage, il est quand même beau notre Stuka !

 

1 mai 2015

C’était pourtant un plateau magnifique de modèles réduits qui s ‘exposaient ce 1 mai à la « Fête du muguet » au Rond d’Orléans !

Serait- ce l’effet  « crise » ,pour que le le temps ne soit  pas favorable ces deux dernières années ?

Voilà déjà , que coup sur coup, la pluie vient troubler cette sympathique réunion organisée par la commune de Sinceny.

Quoi qu’il en fût, les faucheurs de marguerites ont répondu présent comme à l’habitude !
De nombreux modèles de la Seconde Guerre Mondiale étaient réunis de la Bataille de France, en passant par la Bataille d’Angleterre, le Front de l’Est, l’ Afrikakorps , et la guerre du Pacifique.


Parmi eux dénotait un peu la présence d’un avion  Français Nieuport de 1917.

Mais aussi des avions dit de « début », planeurs rétro et autres modèles bien pensés par notre ami Michel !

S’il faut noter que ses modèles sont relativement petits, c’est en grande partie à cause de la longueur de piste dont on dispose pour les faire décoller ou atterrir . Le pilotage est comme les vrais, assez délicat, en grande partie due à l’envergure réduite des modèles , à la puissance des moteurs et parfois à la charge alaire.

La bataille d’Angleterre FW 190 , Hurricane, Spitfire.

Un superbe Stuka tropical, un autre Front de l’Est, et au fond un Komet

P 40 Warhawk, AM 6 Zéro, Corsair (qui sera cassé le lendemain)

Un superbe Kawasaki 61 Hien.

 En bref un panel de modèles rarement présents sur les terrains, ou l’on préfère la voltige spectaculaire. A chacun sont choix !

Cette petite réunion ne peut ce faire sans le traditionnel apéritif,

Avec modération !!!!!!!

Suivit de près par un barbecue improvisé !

Réunion de « haute importance »

Tandis que , seul au monde, Nico surveille les saucisses !

Le Bilan:

Peu de visiteurs pour cette journée, mais toutefois très intrigués par le nombre d’avions présents ! Certains d’entre eux n’ont pas hésité à poser des questions, sur ces oiseaux bizarres et étranges qu’ils n’avaient jamais vu ni entendu parler.

C’est avec plaisir que nous avons su les renseigner, car pour nous hors de question de construire ou d’acheter un modèle sans en connaître l’historique ; Le modéliste doit aussi faire parler l’histoire quand c’est le cas !

Il est déjà 16h30 lorsque le manque d’affluence et la pluie viennent ternir cette sympathique réunion.

Elle se renouvellera l’année prochaine, n’en doutons, pas sous de meilleurs auspices !

Soyons un peu chauvin

Impossible n’est pas Français ! France 40 véhicules l’a prouvé aux faucheurs de marguerites, ce 17 janvier 2015 lors d’une visite organisée aux sein de cet établissement associatif.

Une arrivée en force !

Une partie des faucheurs de marguerites c’est déplacée chez France 40 Véhicule.

Lorsque nous parlons de la Seconde Guerre Mondiale, nous nous intéressons surtout aux avions, notre domaine de prédilection, parfois , mais plus rarement aux véhicules militaires, qu’ils soient Allemands ou Américains, mais jamais des véhicules Français. Nous avons ce jour vécu une leçon d’histoire grâce à Laurent et sa collection exceptionnelle.

Laurent (a gauche) captive l’auditoire aux premiers instants !

L’Armée Française était en 1938, une des plus puissantes du monde et Hitler s’en méfiait. Nos anciens ont souvent discrédité notre matériel militaire face à la Blitzkrieg de l’armée Allemande.  Mais on a pu se rendre compte, grâce à Laurent, qu’il était adapté et parfois meilleur que celui de l’ennemi. Seul le mauvais emploi, la stratégie de l’époque (politique et militaire) et l’incompétence de nos généraux s’étaient rendus responsables de cette défaite cuisante.

L’exemple en est donné par cette chenillette Renault, conduite par 2 hommes, sans être armée, mais blindée qui servait au ravitaillement en munitions des premières lignes Françaises, triste arrière-goût de la guerre de positions de  1914 à 1918.

ch

Chenillette Renault tirant une remorque à munitions.

Bruno s’essaye au poste de conduite.

Une des 2 chenillette de Laurent

La  surprenante technologie de 1940.

Sur tous les types de véhicules  Français des solutions technologiques innovantes et surprenantes !
Les pièces constitutives des engins, qu’ils soient à pneus ou à chenilles  sont conçus pour avoir un minimum d’usure et un maximum  d’efficacité en tous terrain. La qualité des fabrications est étonnante tout à fait contraire à ce que l’on raconte, en particulier et entre autres sur certaines des chenilles qui comportent pas moins de 18 pièces par patins. Mais la transition est toujours difficile entre 14/18 et l’actualité de l’époque ! A l’exemple de cette photo de remorque qui peut être tirée soit par un cheval (hypomobile) soit par un engin mécanisé. Le retrait de 2 goupilles et de 2 boulons suffisent à écarter les brancarts et y placer un cheval.

Il suffit de retirer l’anneau et les brancarts peuvent recevoir le cheval.

Le R 35 Renault en cours de restauration.

Pas plus de 10 exemplaires dans le monde et 5 en France (une chance !).

Restauration en cours du train de roulement.

le pont .

Moteur du char (d’origine) démonté par les gamins de l’association.

Il est assez rare de voir des gamins mettre le nez dans le cambouis. Plutôt que de pianoter sur leur « I Pad ou leurs tablettes », ici ils bossent sur du beau matériel et il aiment ç’a !

Pas encore 10 ans, mais capable de vous sabler des pièces ! (photo F40V)

Pour preuve que le matériel n’était pas si mauvais, car après la défaite plus de la moitié des 1500  R 35 furent transférés sur le front de l’Est.

Dès lors que l’on parle de restauration … !

Laurent se fait fort de respecter à la lettre et à la pièce près l’original, notamment pour ce char R 35, qu’il délogea chez un ferrailleur chargé d’évacuer les épaves des plages du débarquement.

Pour la petite histoire.
Dès la défaite les Allemands avaient démonté la partie supérieure du blindage, pour la remplacer par un canon  ;Quant à la tourelle , elle fut  posée sur le mur de l’Atlantique. A la fin de la guerre le ferrailleur avait récupéré le char, percé le châssis de 2 trous,  fixé 2 jambes de train de Messerschmit 109 pour supporter une lame qui lui servait de bulldozer.
La partie supérieure étant  toujours absente elle  fut moulée à partir  un blindé du même type prêté par le Musée de  Saumur , expédiée dans les pays de l’est (pour une question de coût) et fondue sur le moulage aux côtes d’origines (40 mm d’acier). La tourelle et son canon furent récupérés sur le mur de l’Atlantique.
Pour ce qui est de toute la boulonnerie, elle est  réutilisée, sablée phosphatée,car impossible à reproduire sans un coût exorbitant.

A chaque véhicules correspondait soit une histoire, soit une technique particulière qu’il serait ici trop long à exposer. Véhicules tous d’exceptions, de l’autochenille Renault (2 exemplaires dans le monde), aux autochenilles Citroen (croisière Noire) en passant par les tracteurs Latil articulés avec remorque porte char, ou le Laffly à 6 roues motrices  indépendantes, sans parler du prototype d’autochenille Citroen diesel ( unique au Monde,que même la marque ne possède pas) de camion de transport Citroen en parfait état ou de la Celtaquatre réquisitionnée par l’Armée Française en 1939.
En bref que du matériel rarement vu sur toutes les expos en contre partie du matériel Américain qui y abonde.

R 35

Canon Allemand monté sur base de R 35 (la preuve qu’ils n’étaient pas si mauvais !)

P 17 E (la Croisière Noire) (photo F40V)

Kegresse P17 E.jpg

P 19 (photo F40V)

Laffly en cours de restauration

Cet engin possède 6 roues motrices indépendantes. La déformation du chassis peut atteindre 15 cm de torsion. Entre cabine et caisse un joint de cuir fait la laison.

Autre vue en condition (photo google)

Camions Latil (celui de gauche est un porte char avec remorque)

Un Latil du même type.(photo Google)

La particularité de cet engin est qu’il est capable de faire demi tour sur place, grâce à ses 4 roues directrices.

Magnifique camion Citroen.

Autochenille Citroen (prototype diesel unique au monde)

Une autre Citroen !

Celtaquatre Renault (réquisition Armée Française)

Bernard teste l »autochenille Renault (2 exemplaires au monde)

Et avec ç’a , vous me mettez un peu d’armement ?

 

Canon anti aérien (le plus précis , puissant et rapide du monde )

Quelques aviateurs Français ont été descendus par ces canons (regrettable erreur dans la panique)

Canon anti char de 50 mm.

Quelques autres « bricoles » !

La troupe au complet !(photo F40 V)

Du courage et de la persévérance à revendre !

Cette association ne comporte seulement que 8 membres  tous bénévoles (sauf 2 salariés de l’entreprise que Laurent dirige) et comme toute association a besoin d’argent. La confection des pièces est un lourd investissement que les fonds récoltés ne peuvent compenser. Il s’agit de préserver le patrimoine militaire Français et ils sont bien seuls nos Gaulois qui aiment les jolies filles et le pinard ;.Notre participation consistera à faire  sabler le moteur Alison du P 38 et ferons un don en contrepartie, ce sera notre contribution !
Quelques fois seulement 5 ou 10 € permettent d’acheter du matériel, surtout s’ils font des petits grâce au bouche à oreille, alors n’hésitez pas visitez leur site et contactez les !

http://france40-vehicules.blogspot.fr/

Il nous reste à remercier Laurent et ses amis, pour avoir fort aimablement consacré une partie de leur  temps à faire découvrir la face cachée de 1940 à travers les véhicules militaires Français.

Nous y retournerons soyez en sûr et pas les mains vides cette fois

Le Benzin Trainer

Après le magnifique BK 117 qui vole désormais correctement, Pascal construit le Schweizer 300 encore en essais mécanique.

Ses caractéristiques générales détaillées:

  • Fabriquant: Vario, Distributeur; WM Vario Hélicoptères France.
  • Diamètre rotor: 1,78 m, longueur: 1,60 m, masse au décollage: 8 kg.
  • Moteur: Zénoah G 240 RC, Carburateur: Walbro WA 213 A;
  • Carburant: Mélange 2 temps, (SP 98 + 2,5 % d’huile de synthèse)
  • Performance moteur: 1,81 kw à 12500 T/mn, couple: 15, 8 N/m à 9500 T/mn.

Cet appareil monté par Pierre vole à la perfection, mais il y a aussi apporté quelques améliorations de son crû. Tout y est fabriqué maison , un artiste dans l’art de manier le métal, les machines et la technique. C’est un ancien concepteur autodidacte, qui à déjà volé en secours en montagne et surtout un grand passionné d’hélicoptères.

La partie électronique:

  • 2 batteries Li/Fe 2S 6,6 v 3000mA/h, avec système d’alimentation redondante (DPSI Micro-Dual-Bat).
  • 1 récepteur Futaba S 6014 FS
  • 4 servos Futaba S 9402 montés en 4/4 au Cyclique
  • 1 servo Futaba S 9402 au gaz
  • 1 Gyro Futaba GY 401
  • 1 servo Futaba S 9350 à l’anti couple.

Caractéristiques des servos:

  • S 9402: 0,10 /60°, puissance 8kg/cm sous 6 volts (analogique).
  • S 9350: 0,12 s/60°, puissance 10 Kg/cm sous 6 volts (numérique 1310 us).

Autodidacte c’est certain , car il a appris tout seul, d’abord grâce à un simulateur de vol, puis sur un T Rex thermique (qu’il n’a jamais cassé), puis désormais sur un Benzin Trainer. Ses vols sont coulés et sans fausses notes. Le posé est sans heurt et en douceur comme dans la réalité. Un vrai plaisir à voir lorsque l’on a la chance de le voir , car Pierre c’est la discrétion même !

Réglages mécaniques pour des conditions de vol normales:

Courbe de pas/gaz et courbe de pas linéaire. L’angle de calage des pales est compris (Manche à – ou + 100%) entre 0° +6°+12° :

Mode normal

Pas                                              Gaz

+10°                       67%             58%

+6°                          0%               34%

0°                       -100%             0%

Idle up

+11°         84%                 58%

+6°           0%                   34%

-1°           -117%               18%

Hold (auto-rotation)

+12°          100%

+6°               0%               Maintien des gaz à 15%

-1°           – 117%

Régime rotor maximal: 1250 T/mn

Quelques photos de la préparation de l’appareil:

Détail d’une des fixations du moteur (CHC et Ecrous freins indispensables sur ce genre de modèle)

Dessin et pièce de calage du cyclique.

Pièce de réglage de la barre de Bell pour un //parfait.

Desssin de la platine du gyroscope et son montage.

Porte batteries montés souple

Un petit support de tuyauterie.

Quelques pièces encore !

 

Le côté réservoir.  Le support DPSI.

Le moteur vue côté pile                                                                                                                             et face

La radio Futaba (support by himself)

Le réalisateur aux doigts de fée !

Un EC 145 « Gendarmerie » est actuellement en court de montage.

Pour avoir vu les pièces du treuil fonctionnelles détaillées et de toutes beautés, l’engin promet d’être exceptionnel de réalisme ! Prochainement dans un autre article.

Vous avez un doute sur un sujet de mécanique, d’électronique, ou de réglage, Pierre vous dépannera surement!

Ce serait sans doute le rêve d’un président si tous avaient la même compétence au sein d’un club, mais comme la nature a bien fait les choses, nous avons tous aussi nos particularités et c’est ce qui rend la vie beaucoup moins monotone !

Vous avez un doute sur un sujet de mécanique, d’électronique, ou de réglage, Pierre vous dépannera surement!

Ce serait sans doute le rêve d’un président si tous étaient aussi compétents au sein d’un club, mais comme la nature fait bien les choses, nous avons tous aussi nos particularités et c’est ce qui rend la vie beaucoup moins monotone !

L’Assemblée Générale 2015

La salle était un peu juste pour accueillir un peu plus de la moitié des membres pour notre 14 IIème Assemblée Générale 2014.

2014 l’année de tous les projets !

La salle était un peu juste pour accueillir un peu plus de la moitié des membres pour notre 14 IIème Assemblée Générale 2014. Monsieur le Maire de Sinceny  pris par d’autres occupations, c’était fait représenter par son 1er Adjoint J-L Xavier.

La traditionnelle présentation des vœux aux membres et aux invités par le Président, marqua la première étape avant la rétrospective et le Bilan moral de l’année écoulée. Avant toute chose, il présenta avec grand plaisir Michel, revenu aux sources, à l’assemblée qui n’est autre qu’un des fondateurs du club il y a déjà 14 ans.

Michel de face au premier plan.

La rétrospective et le bilan de l’année se solde par une baisse légère d’effectifs de 3 membres par rapport au 38 de l’année précédente, liée n’en doutons pas à la crise économique !Le changement des statuts a été rendu obligatoire pour finaliser la souscription publique  concernant l’opération de recherche et d’exhumation du P 38 et concorder avec l’objet et le titre de l’association.

un auditoire à l’écoute !

Les 2 conférences (du 19 avril et du 23 août) menée par Philippe, suivies par un nombreux public et témoins « d’époque », ont été consacrées pour la première  » aux bombardements et au plan transport » et la seconde sur les « combats du 22 et 25 août 1944 sur la région », préparatoire à l’exhumation du P 38. Cette dernière action clôturera nos recherches historiques entreprises depuis 2009 sur les combats du 22 et 25 août 1944.

Les 2 grands projets 2014 finalisés.

Le premier concernait le Beechcraft C 45 en mauvais état. Il a été refait entièrement et préservé. Les faucheurs de marguerites en ont retrouvé l’histoire et sa carrière opérationnelle; Il est le dernier représentant des 3 premiers avions de transport livrés aux Force Françaises dans le cadre de « La Loi Prêt Bail » le 28 septembre 1944, au port de Cherbourg Octeville conquit quelques temps auparavant par les Alliés. Cette recherche fut rendue compliquée par un mauvais codage du sérial par l’officier  Français chargé de la réception.  Puis l’ANAMAN (Association Nationale des Amis du Musée de l’Aéronautique Navale) grâce à ses spécialistes ont retrouvé pour nous l’intégralité de sa carrière.

Ecusson de l’ANAMAN.

Beechcraft C 45 en vol.

Le second projet fût un succès, car nous avons retrouvé l’épave du moteur V 12 Alison du Lockheed P 38 présumé piloté par James Johnston, qui en réalité était piloté par Edward Cooney. Une erreur historique locale servie pendant 70 ans, rectifiée aujourd’hui. Quand au type d’avion il n’est nul besoin d’être « expert »! La documentation de Lockheed et de Génénéral Motor d’origine est suffisamment explicite, mais les morceaux retrouvés, n’ont pas permis d’en identifier le type. Si de nombreuses variantes ont subi des modifications leurs importances ne sont pas significatives dans l’aspect et la destination. Le P 38 est bien « né » .  Ce succès fût en partie terni « administrativement parlant » par la suite. La réponse négative de l’autorité de tutelle nous est parvenu le 1 septembre 2014, 3 jours après la date de fin des travaux. Pour information ce dossier avait été envoyé au début mars 2014. Le dogmatisme établi ne fait pas de place aux autodidactes, si compétents soient -ils, et empiéter sur ce domaine lorsque vous  n’êtes pas issus du sérail, voue votre projet à l’échec. Poterie Gallo Romaines ou tableaux de la Renaissance ont la priorité. C’est typiquement Français et c’est pourquoi un bon nombre d’objets du Patrimoine National ne refont jamais surface lors de leurs découvertes. Bien dommage !

Flying légend.

Les finances sont stables en 2014 en légère augmentation d’après notre trésorier Bruno qui s’appilqua à détailler un bilan plus que positif.

La présentation du bilan financier devient pour Bruno une formalité !

Nos nouveaux projet 2015.

Montage et présentation au public du V 12 Alison au Musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie.
Construction d’une maquette à ‘échelle 1/3 du Junker 87 « Stuka » qui prendra place au côté du P 38 de même échelle.
L’organisation d’une visite à France 40 véhicules  spécialistes de la réfection des blindés Français de 1940.

Une nouvelle année qui débutera n’en doutons pas, sous les meilleurs auspices .

Assemblée Générale 2015

La presque totalité du club était réuni pour l’Assemblée Générale 2015 Les autres ont préféré dormir un peu plus longtemps avec Morphée ou d’autre , quand aux Américains, il n’était pas encore l’heure, 12000 kilomètres nous séparent !

Il faudra désormais agrandir la salle

Une salle toujours trop petite !

Des auditeurs attentifs.

 

 

Le bilan moral.

S’il est bien une chose atteinte c’est la cohésion du groupe réunie autours d’un club de bons amis ! Ici pas de course à l’armement, chacun pratiquant le modèlisme à son échelle de moyens et de temps, qu’il soit débutant , confirmé , ou expert (s’il en existe), un membre du club est l’égal d’un autre  pour surtout ne pas se prendre la tête;

Cette année 2015 devait en théorie marquer une pause  dans nos activités. Ce fut le contraire , car chaque mois une nouveauté apparaissait.

Visite à France 40 véhicules en début d’année, sauveurs de patrimoine Français, cette sympathique équipe nous a rendu un moteur de P 38 nettoyé au petits oignons. Il est visible au Musée  sur le support confectionné par Jean-Marie et sera terminé dès que possible.

Puis en février la construction d’une maquette de Stuka de 4 mètres à destination du Musée, qui nous a valu la cession d’un superbe tracteur tondeuse, indispensable à nos activités.

Mai, juin , juillet et septembre ont été consacrés en parties aux activités communales .( Forum des  associations , Projet d’Education Territoriale, exposition sur l’aviation de 1914 à 1918 organisée par l’Office Nationnal Des Anciens Combattants et Victimes de Guerres).

En septembre, un grand moment d’émotion ressentie par  nos adhérents pour la visite  de Ulrike et Herbert Haussner et un sympathique dîner au Mon Cadet.

Réception officielle en comité restreint.

Des reportages TV, avec Air Tv, Ma Télé, consacrés aux histoires d’aviateurs en général, à la préservation du patrimoine, et à la construction de maquettes.

 

Reportage TV (Ma Télé)

Des histoires d’aviateurs de la région (Aviator story sur AirTV)

Pour terminer en décembre avec en point d’orgue , la visite au Cercle des machines volantes.

Le bilan financier.

La santé financière est excellente, grâce à Stéphanie et Bruno qui gèrent de main de maître l’association.

Bruno surveillé de près par Stéphanie !

Les projets 2016.

  • – En début d’année nous visiterons le Musée de Bruxelles
  • – Assister aux premiers tours de chenilles du R 35 à France 40 Véhicules.
  • – Au mois de mai en espèrant cette fois le beau temps , nous exposerons nos modèles au Rond d’Orléans, suivi par le traditionnel pélerinage le 14 et 15 mai au Meeting de La Ferté Alais.
  • – Le 11 et 12 juin, nous serons invités à l’Aéro Classique de Compiègne. Voir de l’intérieur la préparation d’un meeting aérien promet un reportage passionnant et subventionner dans la limite de nos possibilités la construction du Latécoère 28 réalisé par le Cercle des machines volantes
  • – Le18, juin,ce sera  le traditionnel Barbecue du club.
  • – En octobre novembre , notre participation à la foire exposition du « Tigre » avec la venue d’au moins 10000 visteurs attendus.

La conclusion de cette Assemblée Générale se termine par le pot de l’amitié; Si c’est une belle phrase elle a au moins le mérite de résumer au mieux la mentalité du club.

Nous  nous chargerons de la préserver pour quelle perdure dans le temps!

De qui s’agit-il ?

Les preuves indiscutables ne sont pas pour l’instant révélées, car l’étude et le nettoyage et la préservation des diverses pièces prend beaucoup de temps et ne fait apparaitre que certain numéros de série qui ne figurent pas  tous dans le catalogue du P 38.

Les faits:

A la suite du débarquement du 6 juin et durant tout le mois,  la Luftwaffe présente encore une réelle menace qu’il faut traiter en priorité. La chasse Alliée va s’attacher à l’éliminer par des missions « sweep »( coup de balais) tout en les associant aux bombardements stratégiques.
Elles vont permettre le repérage de mouvements de troupes au sol, d’intercepter l’ennemi dans les airs, d’identifier les nouvelles menaces, et de reconnaître d’éventuelles cibles à traiter lors de futures missions.

La transposition en image:

Pour résumer:

Le 25 août 1944 sur le terrain de Criqueville en Normandie (base de la 8 ième Air Force) décollent 23 avions Lockheed P 38 Ligthning à 11h 45 (heure Américaine). Ils évoluent en échelons refusés et forment 3 groupes distincts. Le premier groupe (Red) est commandé par le Major Gardner, chef de la mission, dans le second (Blue) se trouve Edward Cooney en queue de file, car  c’est un  jeune pilote sans beaucoup d’expériences et dans le troisième  (Yellow) Johnston lui aussi en queue de peloton. La mission  « sweep »du jour est comme la précédente du 22 août, de bombarder les terrains d’aviation au nord de la Seine. Les objectifs sont cette fois ci dans la région de Tergnier, les terrains à bombarder sont ceux  de Clastres, d’Achery, et de Frière au retour à l’aide de bombes standard de 250,500,et 1000 livres.

P 38 sur un terrain en Normandie (Google).
P 38 sur un terrain en Normandie (Google)

A 12 h 30 (heure Allemande) le Gruppenfûhrer  Willi Elstermann de la JG 6 décolle de Herpy l’Arlésienne  (Ardennes) avec 46 Fockewulf 190  A 8 lourdement armés, bientôt rejoint par une autre formation de 24 autres. Les Alliés s’apprêtent à traverser la Seine et leur mission est de les en empêcher à tout prix, par des attaques au sol et des mitraillages de troupes. Quelques minutes plus tard,  l’ordre leur est donné par radio de se détourner de leur but pour affronter les P 38 Alliés au dessus de Benay.

Fw 190 (Militaria Nation).
Fw 190 (Militaria Nation)

Le Major Gardner (Red) vient de terminer sa passe de bombardement sur Clastres, tandis que les 2 autres groupes (Blue , et Yellow) tournent en rond en protection 1500 mètres plus haut. La DCA est faible et peu précise, toutes les bombes ont été larguées, et la mission sur Clastres est un succès. Il est désormais inutilisable et pour longtemps !

P38 en rase motte (Vintage Wing).
P38 en rase motte (Vintage Wing)

C’est à ce moment qu ‘il aperçoit 3000 mètres plus haut dos au soleil, la chasse Allemande foncer sur les groupes blue, et Yellow qui n’ont rien remarqué. L’engagement est à 1 contre 3 à ce moment , et d’une rare violence d’après les témoins oculaires. Le premier abattu est Brownley  (Groupe Blue) qui s’écrase près de Remigny, en feu. (le pilote périt carbonisé dans son appareil). Le second à être atteint vers 3000 pieds  au dessus de Quessy est Johnston (Yellow). Il peut sauter en parachute, et tombe dans le bois du Moulinet (proche de Liez). Son avion s’écrase beaucoup plus loin dans les champs.  Un peu plus tard, le troisième est Cooney (groupe Blue), touché dès les premiers engagements sur le dessus du moteur gauche, puis plus tard à 5 km et à 2500 pieds  (sur la commune de Viry Noureuil, moteur en feu) qui s’écrase peu de temps après sur Liez (non loin de Brownley). Il saute  et ouvre son  parachute  d’après les témoins, mais est retrouvé mort près de son avion ?

Photo: Lone Centry Blog.
Photo: Lone Centry Blog

Les témoignages des acteurs de ce combat:

Témoignage de Edwin S.Chickering Group Commander du 367 th Fighter Group de septembre 1944 à novembre 1945

Le combat du 25 août 1944 :

Le 25 août 1944, le 367e Fligther Group attaque simultanément à la bombe 3 aérodromes proche de Laon, Clastres ,Péronne , et Rosière en Santerre. Ce combat est qualifié comme étant un des plus important dans l’histoire des Etat-Unis. Il est unique par le fait qu’il se déroula dans une zone relativement petite et de 3000 pieds (900 m)jusqu’au niveau du sol.
L’engagement eu lieu lorsque le Major Gardner , conduisant le 392e Group terminait son attaque sur Clastres lorsqu’il fut surpris par 4 Fockewulf 190 qui piquait vers le groupe. Avant que les autres en couverture puissent intervenir, Gardner et trois autres lightning  furent encerclés et touchés. Le capitaine Materson qui dirigeait le vol de couverture, en abattait 2, le Lt Lezie en  endommageait un puis en détruisait un autre, le Lt Platt en  descendait un, le Lt Tremblay  touchait l’emplanture d’un FW 190 et le cockpit d’un autre. Poursuivit par 3 FW 190 qui ont touchèrent son moteur droit, il réussi à s’échapper au ras de la cime des arbres. Le Lt Brownley et Conney ont été tués dans l’action.
Avec l ‘arrivée des 392 et 393e Group, les chances de succès furent plus grandes encore.Le Major Griffin leader du 392 Group, attaquait le soleil dans le dos et abattait un FW 190 puis en endommageait un autre de même que les Lt Livingston et Plotécia. Le Capitaine Blummer leader du 393e group  et avec le Lt Awtrey en ailier, avait détruit 5 avions en une seule mission et devenait un As. Le Lt Pacek au cours de sa 3e mission, abattait 2 FW 190 , le Lt Dobrowolosk et Melvin Jones, chacun un !
Parmi les cinquante appareils  Allemands engagés, 25 ont été détruits, un autre probable, et 17 endommagés contre 2 pilotes Américains tués et 4 autres  qui sautèrent en parachute sur le territoire Français ; Dans l’après midi le 367e Fligther Group, détruisait 16 JU 52 sur la ligne Dijon Bordeaux.
Pour ces fait le 367e Group reçu la  plus haute distinction remise à une unité (Présidential Unit Citation) pour héroïsme extraordinaire face à l’ennemi.


Témoignage de Fritz Buchholz Staffel 7 du Gruppe II /6 Jagdgeschwader

Le lendemain de mon arrivée à Herpy, le 23 août, je fis trois vols de reconnaissance de la région, et le 24 un quatrième vol . Aucun ennemi aperçu bien que certain d’entre nous en rencontrèrent. Si le terrain, ou plutôt la pâture était excellente du point de vue camouflage, il était si exigu que c’était difficile pour l’unité de prendre l’air rapidement. Lors de notre premier jour d’arrivée, deux avions sont entrés en collision pendant le décollage, probablement que l’un d’eux a prit le sillage turbulent de la paire de FW 190 les précédant.
La retraite Allemande de Normandie était dans sa phase finale, les troupes traversaient la Seine et les demandes frénétiques de couvertures aériennes pour  leur donner un peu de répit étaient incessantes. Comme nous devions fonctionner en tant que chasseurs, les lourds lances roquettes furent démontés de nos avions.
Le 25 août, nous avons décollé pour notre première opération à grande échelle pour un balayage par l’ensemble du Gruppe vers la Seine dirigé par notre contrôleur au sol. Une quarantaine de FW 190 ont décollé peu après midi, commandé par le Hauptmann  (Capitaine)Elstermann. C’était la première fois que la II/JG 6 au complet volait en formation. Mon staffel (le 7) devait voler aussi haut que possible en couverture et nous avons pris l’air en premier , puis orbité autours du terrain , attendant que tous aient décollé. Ils se sont dirigés vers l’ouest et avec notre Staffel à 6000 pieds (environs 1800 m) au dessus ;
Peu après avoir quitté Herpy., nous recevions des informations du contrôleur au sol qui signalait une attaque sur l’aérodrome de Clastres près de St Quentin ;Le Hauptmann Elstermann, nous fit prendre un cap nord et peu après j’aperçus quelques avions au nord de notre route au dessous de notre formation principale. J’ ai appelé le Gruppenkommandeur : « Achtung, fragezeichenvon rechts »(attention, des avions non identifiés à droite). Reconnaissant mon appel, il identifia les avions comme étant des P 38 Lighting Américains.
Avec le soleil dans le dos nous nous sommes rapprochés (j’en comptais environ douze). Elstermann a donné l’ordre de larguer les réservoirs supplémentaires et mon Staffelcapitän l’Oberleutnant Paffrath, nous a emmené en piqué à l’attaque dans un virage serré. Mon FW a tremblé, puis a décroché et me suis retrouvé en vrille, impuissant à récupérer l’avion. Poussant sur le manche et le palonnier à l’opposé avec le combat tout autours ; C’était un chaos indescriptible , les Lightnings chassant les FW et les FW chassant les lightnings. Je réussi à sortir de la vrille et tirer sur un lightning en virage tandis qu’un autre ouvrait le feu sur moi ! Je découvrais la cause de mon décrochage ! Mon réservoir supplémentaire est resté accroché.  Il était impossible malgré tous mes efforts à le larguer, comme il était presque plein, (il pesait 250 kg) pas étonnant que je ne puisse virer aussi serré sans décrocher. Nous étions peut être novices dans ce  type de combat, mais avec l’avantage du soleil et le nombre, nous avons pris l’initiative. Notre attaque les a frappé durement, et j’ai vu des P 38 tomber. Les pilotes Américains essayaient d’éviter le combat en zigzagant le plus possible ;
Soudain d’autres Lightnings ont piqué sur nous dans toutes les directions, c’était notre tour d’être chassés ! Beaucoup plus expérimentés ils recherchaient leur victimes en plongeant sur les Rote pour les séparer et les tirer lors de leurs ressources ! Nous étions hachés par des experts et je regardais tomber les FW 190 les uns après les autres.
Je suis remonté pour me joindre à la lutte et pour couvrir les arrières d’un FW seul et sans protection. Deux lightnings nous avaient suivi lorsqu’il est entré en un virage serré, qui m’a fait de nouveau perdre le contrôle de l’avion. J’ai répété plusieurs fois la manœuvre pour reformer la Rote ,mais sans expérience  suffisante sur le FW 190 dans un combat ou il n’y avait pas de place pour les novices , j’ai du abandonner la partie. Je n’ai rien pu faire pour mes camarades, et si j’étais resté plus longtemps, j’aurai été une proie facile pour un Lightning. J’ai fui le plus loin possible et piqué à basse altitude pour rejoindre Herpy, atterrir, couper le moteur et descendre de l’avion ,la combinaison mouillée de sueur.
Les survivants du combat sont rentrés au compte goutte, certain d’entre eux portant les cicatrices de la bataille. L’ampleur de la catastrophe avait frappé notre  Gruppe et il était devenu clair que seize de nos avions avaient été détruits, quatorze pilotes tués ou disparus et trois autres bléssés.
Parmi les disparus, le Kapitän de la 8e Staffel, leutnant Rudi Dassow, qui avait été un des plus brillant pilote de chasse sur bimoteurs avec 22 victoires dont douze bombardiers quadrimoteurs.
Notre propre Staffelkapitän , l’Oberleutnant Paffrath, était parmi les blessés. L’ampleur des pertes subies au cours de la bataille du 25 août 1944 à été un grand choc !
Avec autant d’avions détruits et endommagés, notre force de combat avait été réduite de moitié en un seul engagement. Nous devions en effet tirer les leçons de ce combat et avoir peu de temps pour pleurer nos camarades .La bataille se poursuivait et nous prenions une raclée terrible par l’aviation Alliées .

L’exhumation des débris de l’appareil, va nous en apprendre un peu plus !

En  mai 2013, nos premières recherches sur place nous font découvrir  entre autres des morceaux de fuselage en surface, peints de couleurs vert olive, et brun signe que cet avions est antérieur à 1944.
A cette époque en 1944 les Américains ne prenaient plus la peine de peindre leurs avions en couleur camouflage. Il ne peut donc s’agir que d’un avion de 1943 ou 1942. Nos documents signalent que Cooney possédait un de ces avions de 1942 (P 38 G ou J IO-LO).

P 38 G IO-LO. (seule une étude poussée sur les pièces pourra déterminer le type de P 38)
P 38 G IO-LO. (seule une étude poussée sur les pièces pourra déterminer le type de P 38)
P 38 J IO-LO ( les différences ne sont pas flagrantes).
P 38 J IO-LO ( les différences ne sont pas flagrantes).

La fouille engagée le 27 août 2014, met au jour  un moteur Allison, quelques débris de fuselage et de trappes et une bombe de 1000 livres en parfait état, mais inerte car le câble de commande d’amorçage est coupé à 50 cm de la goupille (selon notre Adjudant Chef  Philippe T, ancien démineur, confirmé par la suite par la Sécurité Civile, lors de l’enlèvement de la bombe le lendemain matin).

 

Découverte du moteur Allison V- 1710 -89-91 1425 Cv.
Découverte du moteur Allison V- 1710 -89-91 1425 Cv
Levage et transport par la grue.
Levage et transport par la grue
Recherche du moyeu et de l'hélice.
Recherche du moyeu et de l’hélice
BOMBE
Et dans le godet: ce qui n’était pas prévu  !

Que faisait cette bombe alors quelle aurait du être larguée au moment de l’entrée dans le combat ?

Il semblerai que le pilote, surpris par l’attaque Allemande a sans doute été victime de tirs, lors de l’affrontement initial qui ont endommagé son moteur et son système gauche de largage, et seule la bombe droite  à été larguée. Handicapées par cet élément gênant, les performances de son avion sont très réduites ; Devenu une cible de choix, il tente désespérément de s’échapper, mais il essuie  à  nouveaux  des tirs sur le moteur gauche de l’arrière, par 3 assaillants qui revendiquent la victoire, dans le même lieu , à la même altitude et à la même heure. (au dessus de Viry-Noureuil);  La Luftwaffe ne pouvant déterminer qui  à tiré ne confirme pas ces victoires. Les dégâts sont considérables (carter d’huile éventré,  compresseur et refroidissement atteint  chacun par un obus  perforant ou explosif)  et l’avion  en feu ne tient en l’air que par miracle, juste  le temps de l’évacuer au dessus de Liez vers 1500 pieds (voir photos jointes).

Impact d'obus de 20 mm entre deux aubes de turbine du compresseur.
Impact d’obus de 20 mm entre deux aubes de turbine du compresseur
Autre impact de 20 mm dans le collecteur d'eau de refroidissement.
Autre impact de 20 mm dans le collecteur d’eau de refroidissement
Pénétration d'obus dans le carter (carré bleu).
Pénétration d’obus dans le carter (carré bleu)
Câble d'amorçage de la bombe de 1000 livres (relié à l'avion).
Câble d’amorçage de la bombe de 1000 livres (relié à l’avion).

Nous ne pouvons toujours pas confirmer pour l’instant l’identité du pilote, sans la moindre preuve matérielle, numéros d’identification du moteur ou autres !
Il faut aussi signaler qu’en 1944 les Allemands manquant de matériaux stratégiques récupéraient tout ce qu’ils pouvaient et en particulier les épaves d’avions. Dans les années qui suivirent « l’après guerre » les ferrailleurs s’en donnaient aussi à cœur joie, et c’est pourquoi nous n’avons exhumé que ce qui était enfoui très profondément !

Un grand nombre de pièces à identifier et à nettoyer!
Un grand nombre de pièces à identifier et à nettoyer !

Une autre indication importante !

Le rapport du Garde Champêtre de l’époque,  rendu sur les lieux en compagnie de soldats Allemands, indique que le pilote a le crâne ouvert , cervelle dépassant, et la jambe broyée. Le dossier médical de Cooney indique qu’il mesurait 67 inches (1,70m) et pesait 164 livres ( 82 kg). Le rapport de l’autopsie effectué quelques semaines plus tard par l’US Air Force en exhumant le corps enterré à Liez, indique que l’état du cadavre en putréfaction avancée,  présente une fracture du crâne, une jambe broyée et que la cause probable de sa mort est une balle dans l’estomac ? On a longtemps dit qu’il avait été atteint par la DCA du poste du fort de Liez , ou qu’il avait été achevé par les soldats rendu sur les lieux. Cela semble peu probable , la DCA était faible et peu précise  (rapport de Gardner) et une fracture du crâne réduit les chances de survie du pilote. Donc inutile de l’achever !
Ces indications proviennent des rapports de l’US Air Force déclassifiés et achetés par notre historien. Le pilote Edward Cooney est enterré à Epinal !

Nos conclusions pour l’instant faute de preuves matérielles indiscutables.

Il s’agit surement du Lt Cooney qui lors de son évacuation de l’avion  pourrait avoir heurté l’hélice du moteur droit (encore en rotation ) ou le stabilisateur. Cela nous semble peu vraisemblable, dans le cas ou il saute de l’avion il est à la même vitesse que lui pendant un certain temps et s’il heurte l’avion c’est avec une différence de vitesse minimale, qui ne pourrait lui occasionner  que des blessures « légères » .

Il a pu  aussi être victime d’un tir au bout de son parachute  près du sol par deux ou trois balles tirées d’un avion . Une  dans l’estomac, l’autre dans la tête (rapport d’autopsie) et peut être dans la jambe, ou tout simplement avoir été abattu lors de son évacuation de l’appareil. (Trois FW 190 étaient à sa poursuite à ce moment)

La chose à cette époque est d’une pratique courante, aussi bien du côté Alliés que du Côté Allemand. Le 22 août sur la commune de Versigny, Daniel D a assisté au tir d’un P 38 sur un pilote Allemand parachuté, qui a coupé les suspentes et qui fut tué par sa chute. Les historiens locaux ont écrit et localisé un grand nombre d’avions, parfois grâce à des témoignages douteux ou non vérifiés (se rappeler de l’affaire St Exupéry), ce serait le cas pour Johnston et Cooney, n’ayant pu approcher l’épave. Nous pensons avoir bouclé  une partie de notre enquête sur 2 acteurs ennemis et témoins (Achenbach et Cooney) du combat du 25 août 1944 qui marque la fin de la bataille de Normandie. A cet instant la Luftwaffe se fait discrète et n’est plus que l’ombre d’elle même, elle se replie vers le nord de l’Europe ou dans un dernier sursaut elle fera de nouveau parler d’elle dans l’opération Bodenplatte ( La bataille des Ardennes).

Le projet N° 2 finalisé

Le secret à été bien gardé sur le lieu d’exhumation du P 38 ! La presse avait en 2013 publié quelques articles sur le sujet et en particulier sur la souscription publique lancée à l’international. Le lieu n’a jamais été dévoilé, mais des rumeurs courraient surtout dans le village concerné. Monsieur le Maire en a été le témoin malgré lui.
Le côté financier, a rapidement été résolu, grâce à l’intervention d’Axo’lidarité , et de la Fondation du Crédit Agricole Nord Est, de quelques « Amis du Musée », et des internautes. A tous nous vous  adressons nos plus vifs remerciements!
Le côté administratif fut un casse tête  ! Changement de statuts qui ne correspondaient plus à l’objectif de l’association, l’autorisation du propriétaire, la déclaration à la DRAC  et cetera……
Le côté matériel ne posait pas de problèmes au départ , mais il faillit faire capoter le projet à la dernière minute. Fort heureusement Axo’Lidarité avait des ressources , et il les fit valoir  en la personne de  Frédéric Beguin artisan et grutier de profession qui  a décalé ses travaux pour venir nous sauver!

Une équipe de spécialistes:

équipe

Une équipe soudée autour de l’historien Philippe  Lantiez (le chef du projet) dont l’aptitude n’est plus à prouver !

La découverte:

Le 27 août 2014, après bien des péripéties pour trouver une grue, (tous nos remerciements à Frédéric Béguin) débute l’exhumation du P 38.

Marc

Marc au maniement de l’antenne de détection

Comme prévu la profondeur de l’excavation n’a pas excédé celle déterminée par Marc aux commandes du détecteur de masse nouvelle génération. Il est aussi à noter que Marc vient de faire 1200 Km d’une traite de Tchéquie pour participer ce matin et vérifier ce qu’il y a au bout du détecteur.

godets

Frédéric aux commandes de la grue

Dès les premiers coups de godets , la couleur de la terre change. Chaque tas est inspecté dans ces moindres détails et l’on commence à remonter des morceaux de fuselage brûlés en duralumin . Plus de doute il s’agit d’un P 38 !

pièces

Le drainage monté en 1936 à été réparé il y a 20 ans (on aperçoit le bout de tuyau)

Beaucoup de petites pièces non identifiables sont mises à jour , mis  à part quelques unes que l’on  reconnaît bien vite, comme cette bobine de magnétos.

bobine

Bobine HT de magnétos du moteur

Puis une grosse masse de métal est détectée par Marc qui à chaque coup de godet vérifie la présence d’objets.

RECHERCHES

Le dégagement du moteur Allison

moteur

Le moteur revient à la surface 70 ans après !

De masse informe il est difficile de l’identifier. Il faut le transporter hors du champ d’action de la grue pour parfaire le nettoyage sommaire. En apparence le moteur à subit de gros dégâts  à cause du choc. Un piston pend, le carter du réducteur est explosé.

levage

Le moteur est prit en charge par la grue.

Le moteur est rapidement évacué en des lieux plus sûrs, et remis à des mains expertes.

Chef méc

Nos trois mécaniciens avions à l’oeuvre.

Il ne reste plus qu’a retrouver le moyeu d’hélice, l’hélice et son réducteur, s’ ils existent encore !

Le trou

Et au fond du trou ?

bombe

Une petite surprise de1000 livres non prévue au programme.

Bien rangée dans le godet une bombe de 1000 livres ? Une surprise de taille, qui normalement n’aurait pas du se produire (le rapport de mission de Gardner, stipulait que toutes les bombes étaient larguées). Constatation faite rapidement , la bombe n’est pas amorcée, la goupille est en place (confirmé plus tard par la Sécurité Civile). Elle est donc délicatement posée plus loin et recouverte de terre, surmontée d’un drapeau pour signaler sa présence. Le service concerné est immédiatement prévenu et interviendra le lendemain matin au plus tard.

Le bilan de la journée.

Il se solde par une importante quantité de petites pièces et un moteur presque complet.

PI7CES

C’est en gros ce que nous attendions, car en 1944 les Allemands récupéraient tout ce qui pouvait alimenter leurs usines en matières premières. Après la guerre, nombre de ferrailleurs ont fait leur choux gras de ces vestiges. La bombe retrouvée va nous donner une explication  probable sur le crash du Lt Cooney .

Un gros travail nous attend maintenant !

Il commence par un apéro dinatoire qui réunit tous les participants heureux d’avoir contribué à retrouver une partie de l’avion, et des questions restées sans réponses pour l’instant! Pourquoi cette bombe était là ? Qui pilotait l’avion, Le Lt Johnston ou  le Lt Cooney?

 

Le film de la recherche:

Pour ceux qui aiment la belle mécanique !

Le moteur Allison V 1710 modèle E et F

Moteur

Ils ont équipé successivement le Curtis P 40, Bell Airacobra, le  North Américan P 51 Mustang et le  Lockeed P 38 ; La lettre E ou F détermine si le réducteur d’hélice et placé en avant du moteur ou sur le moteur.

On distingue le réducteur en avant du moteur et le trou par lequel passait le fut du canon.
On distingue le réducteur en avant du moteur et le trou par lequel passait le fut du canon

Sur le Bell Airacobra il est placé  à environ 2,70 m du moteur  et relié à celui -ci par un arbre. Il porte la lettre E et F pour le réducteur d’hélice placé directement en sortie moteur P40 , P 51, P 38.

Moteur type F (avant) et type E (avant).
Moteur type F (avant) et type E (avant).

Le V 1710 et un 12 cylindres en V incliné à 60 ° de  plus de 28 litres de cylindrée, à refroidissement liquide. Il est doté d’un compresseur centrifuge, monté sous le carburateur, pour optimiser le mélange et forcer l’admission. Le P 38 est équipé d’un tubo extérieur pour lui permettre d’atteindre les plus hautes altitudes en complément du compresseur centrifuge.

Si vous êtes placés dans le cockpit le moteur droit tourne dans le sens horaire, et l’hélice dans le sens anti horaire.
Le moteur gauche tourne dans le sens anti horaire et l’hélice dans le sens horaire.

Rotation des moteurs vue par l'arrière.
Rotation des moteurs vue par l’arrière.

L’effet de couple est annulé sur le P 38. Le moteur droit (F2 R) et le moteur gauche ( F2 L) sont identiques . Les bocs moteur peuvent être inversés et les accessoires montés indifférement à l’avant ou à l’arrière permettant  de changer la rotation du moteur droite ou gauche. La puissance maximum est délivrée à 3000 T/mn pour une efficacité maximale de l’hélice entre 1300 et 1500 T/mn.

En détails:

Le moteur est construit autours de 2 rangées de cylindres en V calés à 60°. Les cylindres sont en acier au chrome de faibles épaisseurs (environ 2 mm). Ils ont encagés dans une enveloppe en tôle d’alu qui sert  de chambre stagnante pour l’ éthylène glycol. Les cylindres ne perdent pas  trop de température en fonctionnement grâce à ce système. Cette chambre stagnante et recouverte par un collecteur dans lequel circule le fluide de refroidissement. Le tout est monté en sandwich à l’aide de goujons , entre culasse et carter.

Culasse et cylindres assemblés.
Culasse et cylindres assemblés.

Sur le moteur (pour le P 38 ) un carter réducteur d’hélice est monté. Il est graissé par pulvérisation d’huile. Il est équipé de pompes et conduites d’huile sous pression et de conduite de retour sans pression. Il porte l’arbre d’hélice.

Réducteur d'hélice.
Réducteur d’hélice
Moteur vu de l'arrière.
Moteur vu de l’arrière

Sur l’arrière du moteur tous les dispositifs d’alimentation en essence, huile, eau, énergie.

L'ensemble sous carter alu, monté sur le carter de vilbrequin.
L’ensemble sous carter alu, monté sur le carter de vilbrequin
Les bielles sont montées sur le même tourillon et articulées.
Les bielles sont montées sur le même tourillon et articulées
Le vilbrequin à 7 paliers entièrement creux.
Le vilbrequin à 7 paliers entièrement creux

La grande particularité du vilbrequin est qu’il est entièrement creux, manetons et tourillons de bielles compris.  En cas de panne de la pompe à huile, ces réserves peuvent le cas échéant empêcher le moteur de serrer dans l’immédiat, ou dans les évolutions à fortes charges lorsqu’il y a risque de cavitation de la pompe à huile.

Le carburateur; Sur la base des documents de Général Motor War Product.
Le carburateur; Sur la base des documents de Général Motor War Product

Et tous nos remerciements pour leurs contributions à:

Air-Diffusion A-D, (FR) , Barabas Bernard (FR), Belier Dany (FR) , Biggadike James (GB), Billard Jean-marie (FR), Bon Nicolas (FR), Bon Bruno (FR) Bontems Caroline (FR), Buchoul Vincent (FR), Carret Michel (FR), Chapelet Daniel (FR)
Coquisart Alain (FR), Didier Andre (FR), Druart Daniel (FR), Fargniers-matériaux Caroline (FR) Flying Otter (GB), Gillot Yannick (FR), Glavier Laurent (FR), Grégoire Serge (FR), Gribonval Claude (FR), Hiblot Jean (FR), Hiverlet Jacques (FR), Lalisse Pierre (FR), Lantiez Philippe (FR) Lantiez Christophe (FR), Leleu Laurent (FR), Luisin Daniel (FR), Mangin Paulette (FR), Martinage Gilles (FR), Parisot Ghislain (FR), Pierraut Joel (FR) (FR), Quiquet Vincent (FR), Ranch FLB (FR) Salandre Christopher (FR), Simbozel Anne (FR), Smythe Peter (AU), Speirs James (GB), Thomas Philippe (FR),Viéville Jean-Pierre (FR), Vieville Jocelyne (FR), Vieville Claude (FR), Vieville Christian (US)

Axolidarité Axolidarite(FR) et : La Fondation du Crédit Agricole Du Nord Est .

Quelques variante de Lockeed P 38:

Conférence du 23 août 2014

La fin de la Luftwaffe le 25 août 1944 dans le ciel de Picardie, marquant la fin de la Bataille de Normandie !

Objectif

Destruction de la Luftwaffe au nord de Paris le 25 août 1944

FW 190

Image issue de ciné mitrailleuse US

Conférencier: Philippe Lantiez.

Préambule :

Le 25 août 1944 est une date surtout connue pour la Libération de Paris. Mais Paris n’a jamais aux yeux des Alliés présenté un objectif stratégique prioritaire. En fait , du point de vue géopolitique il s’agirait d’un objectif du Général De Gaule pour y affirmer sont autorité. Le 25 août 1944 signe aussi la fin de la Bataille de Normandie.

Situation de la Luftwaffe en mai juin 1944.

Organisation :

La Luftwaffe des Pays-Bas, de  Belgique, et de France sont placées sous commandement unique:

La Luftflote 3

Cette troisième flotte aérienne est placée sous le commandement direct de Berlin et d’Hermann Göring. Son centre de commandement est à Paris sous la direction du Generalfeldmarschall Hugo Sperrle.

Hugo Sperrle

Generalfeldmarschall Hugo Sperrle.

carte

Zone de commandement de la Luftflote en mai 1944 (Alfred Price)

En 1943 la Luftwaffe perd la maîtrise des airs au profit des Alliés. Les Allemands ont rapatrié beaucoup d’unités pour la défense du Reich , victimes des bombardements intensifs.

Hambourg

Attaque sur Hambourg en 1943 par la RAF (Google)

De janvier à juin 1944 la situation de la Luftwaffe se détériore encore. Les Alliés souhaitent avoir la maîtrise du ciel et intensifient les bombardements sur tout le territoire de la Luftflote 3 .

B17

Livraison massive de B 17 en Angleterre. (Google)

La Résistance joue un rôle important, par les renseignements et les plans détaillés fournis à la RAF et à l’US Air Force pour ce qui concerne les installations et aérodromes . Le contre-espionnage décrypte les messages grâce a Enigma (prise de guerre sur un U boat ). Ils peuvent connaître précisément le mouvement et l’effectif de chaque unité qui se déplace.

enigma

Machine à crypter Enigma (Google)

Contrairement à ce que prétend le film «  le jour le plus long » la Luftwaffe est loin d’avoir perdu toute réactivité et combativité au moment du débarquement. A la veille du débarquement les Alliés pouvaient compter sur 2100 bombardiers lourds, 600 chasseurs bombardiers et bombardiers moyens,et 3800 chasseurs.

La Luftwaffe quant à elle ne pouvait aligner que 319 chasseurs et bombardiers.

La réaction allemande face à un éventuel débarquement Allié.

Hermann Göring se rend compte de l’état dans laquelle se trouve la Luftwaffe en 1943 et ordonne le lancement d’un plan de réaction contre l’éventuel débarquement. Il est adopté le 27 février 1944 après plusieurs remaniements sous le nom de « GROHENDE GEFAHR WEST » qui signifie :« Danger Imminent à l’Ouest ».Ce plan doit entrer en vigueur dans les 24 heures suivant le débarquement.

sperrlehitlergringkesselringbe

Sperrle, Hitler , Göring, Kesselring sortant de réunion (Bundesarchiv)

Disposition du plan GROHENDE GEFAHR WEST.

Apport de nouvelles unités sur le front.

2 groupes de reconnaissance tactique

5 groupes de bombardement

8 groupes de chasse de nuit

19 groupes de chasse

Qui doivent renforcer celles existantes.

Ces unité sont prélevées sur les Luftflote « Défense du Reich » et la Luftflote 2 (Italie) qui représente l’afflux de 1000 appareils capables de se rendre sur le front en quelques heures.

La réparation des infrastructures et la création d’aérodromes spécifiques.

Les aérodromes sont régulièrement bombardés et font l’objet d’une attention particulière des Alliés. La Luftwaffe réquisitionne les habitants des villages environnants pour réparer les dégâts causés sur les aérodromes sitôt bombardés.

cLASTRE

Ouvriers requis pour l’aérodrome de Clastres en 1944 (Google)

Afin de maintenir les unités opérationnelles la Luftwaffe utilise des pistes secondaires bien camouflées et s’intégrant au mieux à l’environnement. Ces pistes sont situées à une centaine de Km des côtes.

Camouflage

Diorama de camouflage (auteur inconnu)

Tout y était conçu pour la maintenance des avions et le confort des hommes. Une centaine de pistes ont été construites entre le Pas de Calais et la Bretagne.

Une stratégie adaptée à la situation.

Le plan « Danger Imminent » doit permettre aux forces terrestres de repousser les Anglo-américains dès qu’ils posent le pied sur la plage. Priorité sera donnée aux coupures des lignes de ravitaillements des Alliés et éventuellement d’apporter un soutient des troupes au sol, à l’attaque des convois par torpillage de jour comme de nuit, ainsi que le mouillage de mines et le mitraillage systématique de l’ennemi.

Fw 190

FW 190 A 5  équipé d’une torpille

M e 109

Me 109 équipé d’une bombe 500 kg

Du jour J au 30 juin les Alliés perdent 59 navires, et 120 gravement endommagés.

Navire coulés

Du 6 juin au 7 juillet 1944 les Alliés ont perdu 1305 appareils, alors que la Luftwaffe n’enregistre la destruction de 826 appareils sur toute l’Europe.

P 47

P 47 endommagé (Gardoky collection )

Durant le mois de juin la Luftwaffe parvient à maintenir ses effectifs de 475 chasseurs pour les porter à 529 le 26 juin. A cet instant elle présente une réelle menace qu’il faut traiter en priorité. La chasse Alliée va s’attacher à l’éliminer par des missions « sweep »( coup de balais) tout en les associant aux bombardements stratégiques.

Ces missions vont permettre le repérage de mouvements de troupes au sol, d’intercepter l’ennemi dans les airs, d’identifier les nouvelles menaces, et de reconnaître d’éventuelles cibles à traiter lors de future missions.

Le mois de juillet et la première quinzaine d’août sont terribles en ce qui concerne les pertes humaines et matérielles de la Luftwaffe. Le 26 juillet elle ne dispose plus que 509 avions.

Les troupes Alliées se dirigent maintenant vers la Seine, et certain groupes de chasse se replient vers le Nord.

Les opération de l’US Air Force au nord de la seine .

Dans un dernier sursaut, l’aviation Allemande, reçoit de Berlin de nouvelles unités qui font passer les effectifs à 581 chasseur le 20 août 1944. De nouveaux groupes sont reformés pour répondre à ce besoin. Ils sont en général constitués d’anciens pilotes et de jeunes inexpérimentés ayant un minimum d’heures de vol. (en moyenne 160 h contre plus de 400 h pour les pilotes de l’US Aiir Force)
Une partie des chasseurs est reconvertie  pour des attaques au sol.

FW 190

Montage de roquettes sur FW 190

A compter du 19 août 1944 l’aviation Allemande harcèle les troupes Alliées au sol.

Attaque au sol le 22 août 1944

Conscients des énormes pertes subies par la Luftwaffe, l’US Air Force cherche désormais à   détruire au nord de la Seine en particulier en région Picardie, tous les aérodromes Allemands.Les attaques du 22 août 1944.

Les 3 premiers raids sont menés par le 367 th Fighter Group équipés de Lightning P-38

P 38

Pilote de P-38 armé de 2 bombes de 1000 livres montant à bord

P 38

Préparation des armuriers

Objectifs visés:

Couvron par le 39 2nd Sqn, sur  P 38 J, surpris par la II/JG53

Chambry 393 rd Sqn,  sur P 38 J,  surpris par la JG 26

Juvincourt 394 th Sqn sur P 38 J qui arrive à la rescousse pour défendre les 2 autres squadrons.

La mission est remplie et atteinte à 90 % ; les pertes US sont de 1 P-38 perdu (pilote capturé) pour 34 avions engagés. Larry Blumer devient l’as le plus rapide de l’ouest en abattant 5 avions en moins de 15 minutes.
Pour la II./JG 53 : 7 Me 109 détruits, 5 tués, et 2 blessés.

La seconde attaque du 25 août 1944.

Objectifs visés:

Bombardement de Clastres,Achery,Frière, …..
Les objectifs fixés ne sont pas atteins. La bataille aérienne engage 23 avions US contre 74 avions Allemands. Les pertes US sont de 4 pilotes tués et 12 P-38 de perdus, contre 18 avions abattus, 15 pilotes tués et 3 blessés pour la Luftwaffe.
Des missions « coup de balais » viennent compléter les attaque Américaines, les P-51 et P-47 détruisent encore 13 appareils Allemands dans les secteur de Laon et St Quentin en de violents combats.

Pertes de la Luftwaffe dans la journée du 25 août 1944: 33 appareils en une seule fois.

cOMBAT
Fw 190 en mauvaise posture (Cine mitrailleuse US)

Même si les objectifs ne sont pas atteins, ces raids ont été dévastateurs pour la Luftwaffe, et c’est la pire journée depuis le 7 juin 1944.
Dès le lendemain Sperrle est destitué et des unités quittent la France pour se regrouper en Belgique, aux Pays Bas et en Allemagne.

Conclusion :

Si les combats ont continué jusqu’à la fin du mois d’août, les opérations du 22 et du 25 août 1944 signent l’arrêt de mort de la Luftwaffe dans le nord de la France. Elle se fera beaucoup plus discrète et permettra aux troupes Alliées d’avancer  plus vite vers le nord  qui sera libérée quelques semaines plus tard.

La prochaine grande intervention de la Luftwaffe sera l’opération « Bodenplatte »,mais c’est une autre histoire !

Décès de Cyril Penna

Pilote, puis bombardier sur Short Stirling Cyril Penna a participé à de dangereuses missions et fut abattu le 29 novembre 1942 par un chasseur de nuit sur Viry Noureuil.

SQUADRON LEADER CYRIL PENNA

Cyril PENNA et Arthur GATLAND

Viry-Noureuil – 25 mai 2013

Présent dans l’Aisne en mai 2013 dans le cadre des cérémonies consacrées au crash de son bombardier, l’ancien aviateur de la RAF s’est éteint à l’age de 92 ans

Le squadron leader Cyril PENNA est mort mercredi soir à l’âge de 92 ans, a annoncé sa famille.

Attristés par la disparition de cet homme exceptionnel, les organisateurs axonais des cérémonies du samedi 25 mai 2013 peuvent s’enorgueillir d’avoir côtoyé et accueilli ce témoin de notre histoire.

Fils d’un officier gravement blessé à Arras pendant le premier conflit mondial, Cyril s’était engagé dans la RAF au début de la seconde guerre mondiale.

Affecté au sein du bomber command en qualité de navigateur et de co pilote, il avait effectué de nombreuses et périlleuses missions de bombardement sur tous les territoires occupés par l’envahisseur nazi. Dans la nuit du 28 au 29 novembre 1942, de retour de la mission de bombardement des usines Fiat de Turin en Italie, son bombardier Short stirling avait été touché par un avion chasseur de nuit allemand. Évacuant d’urgence l’appareil désemparé qui s’écrase peu après dans la vallée de l’Oise, Cyril se pose en parachute dans un champ labouré dans le commune de Viry-Noureuil. Échappant aux recherches allemandes, il se réfugie dans plusieurs fermes de la région chaunoise, notamment à Vouel, puis Neuflieux. Parvenant à rejoindre l’Angleterre en avril 1943 grâce à la population française et les réseaux de résistance français en avril 1943, il termine la guerre en qualité d’instructeur. Marié et père de deux enfants, cet homme marqué par cette aventure, en a écrit le récit autobiographique en 1985 sous le titre de « Escape and evasion ». Retiré à Exmouth dans le Devon, il était fier d’avoir honoré le 25 mai 2013, la mémoire de ses trois camarades enterrés dans le cimetière de Couvron et Aumencourt, puis dévoilé une stèle commémorative dans les étangs de Viry-Noureuil, aux côtés d’ Arthur GATLAND, le fils du pilote néo-zélandais du bombardier présent à se côtés pour l’occasion.

Apaisé depuis sa dernière visite en France, le britannique qui avait perdu son épouse Betty en 2011, « s’est éteint paisiblement à l’hôpital », selon le communiqué.

Nous ne l’oublierons jamais. (Vivre son histoire sur le blog ; commémoration du 25 mai 2013)

Chef d’escadron Hervé SAVARY