Chronologie d’une défaite annoncée

Une conférence des Faucheurs de marguerites 02.

Du 2 septembre au 10 mai 1940 la reconnaissance aérienne Française tente par tous les moyens d’obtenir des renseignement fiables sur l’Allemagne Nazie !L’ aviation Française sera loin de pouvoir répondre aux nombreuses questions que le Haut Commandement de l’époque désire ardemment connaitre.

Prisonniers Français en route pour l’Allemagne

Les boucs émissaires.

¨Curieusement , beaucoup d’ouvrages consacrés à la défaite de 1940 ne consacrent que fort peu de place à l’action de l’aviation française, comme si elle était quasi absente ou n’avait joué qu’un rôle insignifiant. ¨Comment expliquer cette « étrange défaite » ? L’aviation y a contribué pour une part importante, voire être considérée comme coresponsable à part entière . ¨Il s’agissait aussi de trouver rapidement des coupables à la débâcle de 1940. Sur le plan militaire, efficacité de l’armée de l’Air a été sévèrement remise en cause par les décideurs de l’Armée de Terre, Gamelin , Weygand, Georges, Têtu ………

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Gamelin, Daladier,Lebleu

¨En réalité les gouvernements successifs utilisaient depuis 1929 les crédits alloués à l’effort militaire comme variable d’ajustement à leurs difficultés financières . ¨Les fonds furent loin d’être employés à bon escient .  A titre d’exemple la ligne Maginot engloutie une bonne partie des crédits alors que le Haut Commandement se doutait bien qu’elle n’arrêterait pas la Wehrmacht mais serait suffisante pour la ralentir le temps de se retourner ! ¨En ce qui concerne l’aviation les industriels trainaient des pieds pour collaborer avec l ‘Etat  réputé mauvais payeur et des militaires tatillons dont les exigences étaient parfois incompatibles  et incompréhensibles  avec la technologie de l’époque pour développer une aviation moderne.

Les justifications.

¨Sur le plan politique, c’est l’action successive des différents gouvernements de la IIIe République, et tout particulièrement, des ministres de l’Air (Cot, Laurent-Eynac, de La Chambre) qui a été condamnée. Dans la perspective de répondre à ces attaques, tous les responsables politiques et militaires de l’aviation française se sont efforcés de se justifier, en s’appuyant tout particulièrement sur des comptes rendus émanant de leurs propres services ; 

Rôle et disparité de l’aviation Française.

¨L’armée de l’air française n’a que six années d’existence , le 1er septembre 1939,lors de l’attaque la Pologne. L’aviation Militaire Française n’en est pas toutefois à ses débuts. C’est lors de la Première Guerre mondiale que l’aviation démontre ses possibilités.  Il apparaît impossible dès lors de vaincre si l’on n’a pas la maîtrise du ciel. En France, les armées de terre et de mer veulent conserver leur aviation et freinent la création d’une armée de l’air indépendante. Ce n’est qu’après de longues  discussions que l’autonomie est obtenue le 1er avril 1933 . Elle devient une armée à part entière le 2 juillet 19 34. Toutefois l’aviation de renseignements reste destinée à  assister étroitement l’Armée de Terre.

L’armée de l’air Française.

¨L’armée de l’air française est commandée par le général Vuillemin. ¨ Le rôle de l’armée de l’air est défensif : ¨Elle est subordonnée à l’armée de terre pour effectuer, sous la protection de l’aviation de chasse, des missions de bombardement, des missions de reconnaissances stratégiques au profit du haut commandement ainsi que de l’observation au sol pour le compte des grandes unités terrestres.

Général Vuillemin Chef d’état-major de l ’Armée de l’Air

Le 3 septembre 1939, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre au IIIe Reich.
¨Le, jour de la déclaration de guerre, la situation de l’aviation française se caractérise par une infériorité numérique et qualitative profonde . Après la fin de la politique de soutien aux avionneurs industriels , succède à partir de 1928 les « années prototypes » au nom de la recherche et du progrès qui vont siphonner une grande partie des fonds public sans déboucher sur quelques chose de concret ! Cette infériorité est totale pour le bombardement et la reconnaissance qui ne disposent d’aucun appareil moderne, un peu moins pour la chasse;  Le rapport d’avions de combat dit modernes pour l’époque s’établit à quatre contre un en faveur de la Luftwaffe.

Avion Arsenal Delanne 10 C2 Prototype de 1938
Rapport de force et situation des aviations en Europe en 1939

Des retards évidents.

¨L’état de l’armée de l’Air au début du conflit est le résultat d’une politique antérieure qui s’est caractérisée, d’une part, par de nombreux et importants retards dans l’équipement des unités et, d’autre part, par le non-respect des plans d’équipement en volume. L’outillage des unités, la formation des personnels, et donc par voie de conséquence la capacité opérationnelle en est fortement réduite de part  la diversité des matériels et leur mise au point non achevée.

Rôle du gouvernement Daladier en 1938/39.

¨Edouard Daladier redevint président du Conseil en avril 1938, et signa sans illusions les accords de Munich (septembre 1938). Son gouvernement mit en œuvre un plan de relance économique pour « remettre la France au travail » et permettre, entre autres, l’accélération du réarmement. Mais cette politique imposait la révision des acquis sociaux du Front populaire, comme la semaine de quarante heures. Cette dernière loi ne fut pas abrogée mais les dérogations furent si nombreuses que sa portée fut considérablement restreinte. Pour protester contre ces mesures, les congressistes de la CGT lancèrent le 30 novembre 1938 une grève générale qui se solda par un semi échec. La rupture du Front populaire était définitivement consommée.

Sabotage des constructions aéronautiques lorsque l’Armée rouge envahit la Finlande.

Le sabotage de l’effort de guerre.

¨Le 22 décembre 1939 Daladier promet des armes à la Finlande. Le 5 janvier 1940, Jacques Duclos écrit à Benoît Frachon : « Le moment est venu pour nous d’orienter les ouvriers vers le sabotage des fabrications de guerre destinées à la Finlande » ¨« empêchez, retardez, rendez inutilisables les fabrications de guerre. » Les travailleurs français ne permettront pas que les armes françaises soient envoyées aux ennemis de l’Union Soviétique… ». Plusieurs rapports et notes blanches de la préfecture de police, du gouvernement militaire de Paris ainsi que de la direction générale de la Sûreté nationale, conservés au service historique de la Défense, permettent de se faire une petite idée de l’ampleur des actions de sabotage…

Construction aéronautique 1939
Hermann Göring Commandant en chef de la Luftwaffe


La Luftwaffe est offensive !

¨la Luftwaffe quand à elle met en œuvre essentiellement six types d’appareils (un seul chasseur monoplace, un chasseur lourd bimoteur, trois bombardiers moyens et un avion d’attaque au sol, là où l’armée de l’Air Française en mettait en ligne au moins 18 (six types différents de chasseurs dont un bimoteur, sept bombardiers, deux appareils d’assaut, trois types d’avions de reconnaissance). Deux conception différentes vont donc s’ affronter au début du conflit.

La reconnaissance aérienne, et la guerre moderne !

¨Ma définition de la reconnaissance: ¨Identifier des objectifs militaires ou civils potentiels en territoire adverse, et plus généralement, obtenir des renseignements sur les mouvements d’une force armée ennemie afin d’utiliser au mieux troupes et matériels pour vaincre l’adversaire aussi rapidement que possible.

Les disparités dans la reconnaissance aérienne Française.

¨La déclaration de guerre surprend l’armée de l’air en pleine période de rénovation dans son organisation et ses matériels ; Les différents appareils pris en compte au début de la guerre ayant dû être très rapidement retirés des opérations en raison des pertes subies, c’est l’ensemble du matériel des Groupes de Reconnaissance qu’il s’est avéré nécessaire de remplacer.¨La situation de l’aviation de reconnaissance au début de la « drôle de guerre » est dramatique, l’Armée de l’Air ne disposant d’aucun appareil moderne et devant même retirer des opérations son principal appareil (le Bloch 131) pour cause de vulnérabilité trop grande se traduisant par des taux de perte catastrophiques.

Bloch MB 131

Le mythe de la polyvalence dans la reconnaissance aérienne  !

¨Selon la théorie et la doctrine d’emploi de l’avion (de l’Italien Douhet ,militaire italien, théoricien de la guerre aérienne), qui se fit l’avocat, dès 1911, du bombardement stratégique à haute altitude. ¨Le haut commandement définira l’emploi des avions de reconnaissance en tant que  BCR;¨Dans les faits il s’agit de concevoir un avion multi places de bombardement, de combat et de renseignements bi moteur de 5 à 7 tonnes doté d’un équipage de 4 ou 5 personnes dont le surnom deviendra « bon à rien faire » ¨Le Potez 540  moteur Gnome Rhône: et par la suite les 542 moteur Lorraine Petrel 12 Y liquide en sont l’illustration flagrante.

Potez 542 à moteurs Lorraine 12 Y appareil obsolète « bon a rien faire »

Les chiffres parlent.

      A l’aube de l’attaque Allemande on peut grâce aux chiffres détailler les forces en présence.  Pour l’Armée de l’air et la reconnaissance, la France aligne 214 appareils contre 276 pour la Luftwaffe dont la disponibilité est de 95 %. Dans la reconnaissance aérienne stratégique, la France n’aligne que 53 appareils contre 156 du côté Allemand. ¨   Pour l’aviation d’observation, la différence est quasi nulle ! Pour tout ces chiffres la seule différence se situe au niveau de la qualité des équipements ;¨La reconnaissance aérienne Française ne peut aligner que 53 appareils dit  modernes (Potez 637 ) sur 214 de grande reconnaissance peu adaptés à la haute altitude et seulement capable d’emporter un appareil de prise de vue d’une focale de 50 cm.

Planiphotes utilisés sur les appareils de grandes reconnaissances Appareil Labrely.

La reconnaissance Allemande.

Dornier DO 17

¨Le Dornier 17 est équipé de 2 appareils Robot avec des focales et des performances supérieures. En un seul passage le Dornier couvre 2 fois plus de territoire avec une définition de l’image 2 fois supérieure que le Potez 637 à la même altitude.

Caméra Zeiss /Robot 50/30

Les missions de la reconnaissance aérienne Française.

¨Du 3 septembre au 9 mai 1940 les équipages de grande reconnaissance, tentent de découvrir les prémices d’une offensive Allemande sur une partie du front qui court de la Suisse en passant par le Luxembourg  jusqu’au nord de la France. Si cette doctrine est applicable sur le papier elle est dans les faits totalement inexécutable en pratique. Le nombre restreint d’appareils ne peut répondre que partiellement aux exigences du commandement.  Si en septembre 1939 aucune action terrestre n’est à craindre de la part des Allemands fortement engagés en Pologne, la situation pourrait changer par la menace aérienne adverse dans un basculement d’est en ouest rapide. Au printemps 1940, l’industrie aéronautique française produit 500 appareils nouveaux par mois. Même si ces derniers ne sont pas toujours prêts pour le combat pour certains, il manque la radio, pour d’autres, le dégivrage leur nombre croissant peut devenir assez rapidement une menace pour l’aviation allemande.

     Pour argumenter au mieux les difficultés que rencontre la reconnaissance aérienne, quelques missions seront détaillées durant cette période.

Au 10 mai 1940, l’aviation française aligne près de 600 chasseurs monoplaces rapides et bien équipés comme le Morane-Saulnier 406, le Bloch MB151 et le Dewoitine 520. Elle compte également 100 chasseurs biplaces Potez 63, environ 150 bombardiers, 450 appareils de reconnaissance, soit un total de 1 300 avions modernes auxquels s’ajoutent 400 appareils britanniques, 234 belges et 139 hollandais. La Luftwaffe dispose de près de 3 500 avions.

Contrairement à une légende tenace, l’aviation française n’a pas été absente du ciel de France pendant les terribles journées de mai et juin 1940, mais les combats se sont déroulés souvent à plus de 2 000 mètres d’altitude. Avec plus de 20 000 sorties, combattant à un contre deux, les pilotes français rivalisent de courage et d’adresse. le 10 mai, l’aviation française abat 49 appareils allemands et en perd 9. Mais c’est au sol que les dégâts sont énormes, car les Allemands bombardent par surprise les aérodromes militaires Français.

     En partie inspiré du Journal de marche du GR 1 et 2 /33  de l’excellent ouvrage « Les chevalier de l’ombre » de Patrick Ehrartdt, des cahiers du « Fana de l’aviation », Flight to Arras, l’ouvrage d’Antoine de Saint-Exupéry, passionair1940.fr, « Guerre Mondiale et Conflits contemporains », Général Georges Lapiche, traditions-air.fr, histoire militaire de la France tome 2 exct………..et ouvrages personnels .

Les premières missions de guerre du GR1et 2/ 33 et Un pilote devenu célèbre.

¨Le 4 septembre 1939, le capitaine de réserve Antoine de Saint-Exupéry est mobilisé sur la base aérienne de Toulouse-Francazal. Il aspirait d’être affecté à une unité de chasse, mais a été recalé à la visite médicale du personnel navigant militaire du fait de son âge (39 ans) et des séquelles de multiples blessures. Obstiné, faisant intervenir ses relations, il obtient, le 26 novembre 1939, d’être affecté au groupe de grande reconnaissance GR II/33 (2e groupe de la 33e escadre) basé à Orconte (Marne) où il effectue sa transformation sur Potez 63/11.


St Exupery au II/33

     Le premier des adversaire fut en réalité le mauvais temps qui perturba la première mission reconnaissance à vue au dessus de l’Allemagne sur une profondeur de 50 km par 2 Potez 637 n° 18 et N° 28 à moins de 200 m d’altitude pour l’un relever les emplacements de DCA et évaluer le trafic, et pour l’autre rechercher la nature de l’occupation des nouveaux terrains et aérodromes ainsi que des emplacements de la flak. Tous deux ont rebroussé chemin à cause des conditions atmosphériques. Dans le rapport de mission la situation est définie comme étant calme. Le mauvais temps cloue les avions au sol et l’Office National de la Météorologie doit diffuser par radio à certaines heures les bulletins météo. Or aucune infos n’est diffusée et empêche les commandants de groupe de reco de prévoir avec exactitude exécutions des prochaines missions. 3 missions reco photos à haute altitude sont annulée (fuite d’huile, couche de cumulus basse visibilité oblique nulle, mission partiellement avortée, pour cause de mauvais temps) . Le rapport de synthèse adressé au commandant de la 6 ème division aérienne sur des renseignements recueillis dans la journée, se termine par une observation lourde de conséquences ! «  A signaler que l’appareil photographique Labrely automatique n’a pas fonctionné à cause du froid de la haute altitude.Un système de réchauffage par gilet chauffant va être essayé ! Un écran jaune pourrait améliorer la qualité photographique des prises de vue , mais il est impossible de s’en procurer dans la région  »¨De toute évidence le froid n’a pas été pris en compte avant la déclaration de guerre pour les appareils de ce type, alors que les Allemands n’en sont plus au stade expérimental et pratique quotidiennement à haute altitude une couverture photographique de notre dispositif aérien jusqu’ à la région Parisienne.

L’observateur filme à l’aide d’une caméra portative pour la propagande abord d’un He 111.

      Il est encore plus désolant de constater que les sections photos n’ont pas le moindre filtre à poser sur les appareils et que les groupes de reco photos recherchent dans la région les cameras Allemandes du type Zeiss Robot 50/30 qui sont équipées de filtres de couleur pouvant être changés en vol et qui font partie de la panoplie d’origine des équipements du Dornier 17. Dans la même journée une reco photos à haute altitude dans des conditions météo idéales et sans être inquiété le temps de la mission a rapporté 90 prises de vues inexploitables a cause du manque de filtres jaunes !

Les premières alertes et les premiers morts.

Du 7 au 12 septembre c’est 12 appareils engagés en reco de frontière qui seront abattus ou touchés par la chasse Allemande ; Mureaux 115, 2 Bloch 200,2 Bloch 131 sans compter les nombreuses rencontres qui auraient pu mal finir. Le commandement va devoir réagir au plus vite. Les reconnaissances vont se poursuivre avec plus ou moins de bonheur jusqu’au 20 septembre 1939 ou la flak de plus en plus précise et mordante touche un Potez 637 qui s’écrase en tuant son pilote et faisant prisonniers l’observateur et le mitrailleur tous deux blessés.

Mureaux 113 identique au 115 à quelques détails près .

Bloch MB 131

Bloch MB 200

les compagnies de l’air.

En cas de conflit tout devrait être prévu pour le déplacement de l’aviation en cas d’invasion subite. Ce n’est pourtant pas le cas, car les terrains devant recevoir les avions ne sont ni préparés, ni équipés en cantonnement abris ou hangars de quelques sorte, la maintenance des appareils se faisant à l’air libre, et les équipages logeant chez l’habitant. Ce fut le cas pour le terrain de Soissons-Saconnin et de bien d’autres. Les unités chargées de préparer les terrains sont composées de réservistes et ne disposent que de peu de moyens techniques et anti aérien pour assurer la mise en œuvre et la défense des terrains. C’est la mise en place du système D !

Terrain de Girecourt (Vosge)

Aménagement des terrains par les Compagnies de l’Air

Maintenance en campagne

¨Le jeudi 21 septembre 1939 le Potez 637 N°15 part en mission reco photos à haute altitude dans des conditions idéale. A hauteur de Tréves la flak lourde fait preuve d’une précision exemplaire , mais à bord du Potez, les commandes deviennent lourdes et commencent à se bloquer obligeant le pilote a renoncer et faire demi-tour. Dans le rapport de la mission, : Forte réaction de la flak, horizon artificiel bloqué, commandes et armes bloquée .Le 22 mêmes ennuis mécaniques : Pas variable bloqué sur 1 moteur, appareil photo bloqué, armement bloqué par le froid. Pannes habituelles réparées par les équipes techniques au sol ! ¨La journée du 24 septembre 5 Potez 637 seront perdus dans les groupes de reco  1 et 2 /52 ¨Les ruptures de films sont aussi monnaie courante qui limitent le nombre de clichés exploitables pour le haut commandement. Toutefois un bricolage est monté sur les appareils photos qui sont désormais protégés du froid mordant et donnent pour l’instant presque satisfaction. Il est aussi à noter que la chasse Allemande ne réagit que faiblement et semble ignorer pour l’instant les avions de reconnaissance Français. ¨La plupart des avions de chasse et de bombardement Allemands sont encore en activité sur la Pologne. ¨Les compagnies de Flak sont en instance de regroupement en Pologne, en vue du départ sur les lignes de front de l’Ouest.

Exemple de prise de vue aérienne vers 6000 m
 (photos Michel Carret)

Photos aérienne prises à environs 4000 mètres d’altitude.

Prise de vues assemblées (photos Michel Carret)

On y distingue une ligne ferroviaire au centre qui figure la ligne Maubeuge/Paris;

Les prises de vue aérienne et le calcul de l’échelle;

Si la distance focale de l’appareil de prise de vues est de 152 mm, et la hauteur de l’aéronef au-dessus du sol (AGL) est de 7 600 m, on obtiendrait, à l’aide de la même formule, une échelle de :

Appareil de prise de vue: Le planiphote Labrely.

L’appareil est automatique et manuel. Il est déclenché par l’observateur

Altiphote.

Appareil monté sur Potez 25 de groupes d’observations

Appareil Gaumont: focale 1,20 m.

On utilisera aussi ces appareils Gaumont entièrement mécaniques et manuels . Le rendement s’en trouve amélioré.

L’accumulation de malchance.

¨En moins d’un mois de guerre , la chasse, la flak, les ennuis mécaniques et le mauvais temps on tôt fait d’user toutes les solutions possibles et envisageables qui furent expérimentées avec plus ou moins de satisfaction. Une dernière solution reste à expérimenter : La reco a vue à basse altitude juste au lever du jour pour bénéficier de l’effet de surprise et de la moindre vigilance de l’adversaire . ¨Si dans l’ensemble cette nouvelle tactique est satisfaisante, les pannes mécanique s’enchaînent, avec en plus des problèmes d’inhalateur et de blocage des commandes à haute altitude. ¨Pour les appareils photos le système de chauffage semble efficace.En septembre 1939 la comptabilité des pertes est de 21 appareils de reco Français par suite de combat avec des chasseurs sans qu’aucun appareil de reco ou d’observation Allemand ne soit perdu.

Breguet 693 spécialisé dans le  bombardement en vol rasant abattu par la flak employé en reconnaissance.

¨Les jours passent et il apparaît que par temps clair les mission reco rencontrent de plus en plus souvent la chasse ennemie. Les unités de chasse engagées en Pologne commencent a revenir sur le front de l’Ouest. Dès lors des exercices avec la chasse Française sont entrepris pour familiariser les équipage reco ayant pour but d’étudier les méthodes de combat et de défense;

Bloch 152 d’accompagnement

¨Le mauvais temps persiste la première quinzaine d’octobre et quelques missions de largage de tracts sur l’Allemagne sont effectuées. Il est aussi demandé à la reco par le commandant en chef des Forces Terrestres de vérifier l’éventualité de la mise en place des divisions blindées et d’infanteries mécanisées de retour de Pologne et si cette prévision se confirme. La limite de la reco sera sur un axe Trève Bitburg (soit environs 30 km derrière le Luxembourg).

Le 16 Octobre;

¨Deux missions sont prévues pour un décollage dès l’aube. Le premier Potez 637 N° 13 rencontre des problèmes avec l’appareil photo et constate une forte réaction de la FLAK et de la chasse ; Le Potez 637 N° 17 aura moins de chance . Retardé à cause d’ennuis mécanique il sera descendu par la flak à hauteur de Mannheim et le seul survivant sera le Lt Laemmel fait prisonnier . Un autre Potez 637 du GR II /52 sera abattu par la chasse Allemande le même jour.

Potez 637 abattu par la flak.

¨les reco et largage de tracts se succèdent, avec leur lots d’ennuis , mécaniques , d’appareils photos qui ne fonctionnent pas ,de mauvais temps , de la flak , de la chasse adverse en plus des pannes d’inhalateurs récurrentes les obligeant le plus souvent à écourter leurs missions jusqu’au 1 novembre 1939.

Le fait divers du 1 novembre !

¨Appareil Potez 637 N° 24 piloté par le Cd Valin qui a tenu a effectuer lui-même la mission. Décollage 14h50 prise d’altitude 8000 m cap Mannheim. Rencontre d’une formation de 3 BF 109 400 m au dessous. Le Potez grimpe plein pot vers 10 000m pour échapper au éventuels poursuivants et effectue ensuite le déroulé de sa mission. Le blocage de l’appareil photo oblige le mitrailleur à prendre manuellement les clichés. A la verticale du terrain de Neustadt attendant que l’observateur donne l’ordre de déclencher l’appareil manuellement aucun ordre ne vient  sauf un gargouillement dans les écouteurs ! Aucune liaison phonique n’existe entre pilote et mitrailleur quand la liaison est établie entre mitrailleur et observateur. A cause de l’enrayage des ses mitrailleuses par le froid le mitrailleur tire coup par coup pour alerter le pilote qui se croira attaqué et partira dans un piqué inexorable. Handicapé par la dureté des commandes bloquées par le froid d’altitude le pilote récupérera l’avion in extremis , mais il sera trop tard pour l’observateur retrouvé mort a son poste. ¨Le rapport signalera : Demi-tour sur panne d’inhalateur de l’observateur qui ne sera pas réanimé, appareil de prise de vue bloqué, lancement de 1500 tracts sur Neutadt.

Le 5 novembre : reco à haute altitude sur Potez 637 N° 3.

¨Passage de la ligne de Front 8000 m vers 14h45. Pris a partie par 4 messerschmitt 109 de la I/JG53 Malgré la réplique du mitrailleur une poursuite infernale s’engage entre chasseurs et chassés mais ceux ci mettent en feu le réservoir du Potez, tue ¨ l ‘observateur et sur une longue rafale tue le pilote. L’avion est en flammes. Le mitrailleur saute sans ouvrir son parachute , vêtements en feu, effectue une chute libre de 3000 m qui étouffe les flammes et se pose près d’un petit bois, jambe mutilée et visage brûlé . Prisonnier il agonisera pendant seize mois avant de mourir dans  l’indifférence générale.

Messerschmitt de la  II/JG53

¨Dans le journal de marche du groupe de reco 2/33 il est écrit que que la zone à l’ouest du Rhin entre Cologne et Coblence est de plus en plus difficile d’accès, même à très haute altitude ! L’effet de surprise ne joue plus ! ¨Ce que le renseignement ne sait pas c’est que des radars de Type Freya avaient été mis en place sur l’Helenenberg à 408 m d’altitude dès septembre , accompagnés de 2 autres près de Landstul-Pfalz.

Dans la Forêt Noire au mont du Kandel à 1241 m d’altitude.

Même si la portée est assez faible (environs 80 km) la chasse Allemande a largement le temps de décoller pour intercepter les avions de reco lorsqu’ils décollent de leur terrain en France. Du 1octobre 1939 jusqu’au 9 mai 1940, 159 appareils Alliés ont été descendus et sur ces appareils 2/3 pour origine la détection radar. ¨ Le commandement et l’état Major croit toujours avoir à faire avec un grand nombre d’observateurs Allemands sur la frontière , voir même des espions infiltrés. ¨Au printemps 1940 l’Allemagne dispose d’une chaîne continue de radar de la Suisse, à la Mer du Nord contrairement à ce qu’on a pu dire (Source Karl-Otto Hoffman);

Nouvelles méthodes et cafouillages.

On utilisera la Chasse pour accompagner les avions de reco l’Etat -Major ayant besoin de renseignements urgents et précis . le 11 Les patrouilles sont montées avec des MS 406 d’accompagnement chargés de la protection , mais par suite d’ordres et de contre ordres successifs, les avions de reco ne rencontrent pas les chasseurs accompagnateurs. Ceux-ci sont partis et pensent que l’opération est annulée. On repart pour une nouvelle fois vers 14h15 et cette fois les chasseurs sont au rendez-vous. Le soleil baissant sur l’horizon, le chef de patrouille reco décolle,  pensant que les chasseurs vont le rattraper, puis poursuit sa route vers sa destination . Sauf que les MS 406 ne peuvent rejoindre le groupe en raison de la vitesse équivalente des 2 types d’appareils ; De plus les postes radio des chasseurs et des Avions de reco ne peuvent communiquer car ils ne sont pas réglés sur la même fréquence.A 16h40 la patrouille de reco sur le retour rencontre la 7/JG 53 et sans protection doit affronter 2 patrouilles de 3 Messeschmitt, qui se livrent à une curée en régle. Bilan le Potez 637 n°22 peut se poser en catastrophe à Metz , le 637 N° 18 s’écrase non loin, le N°26 réussit à se poser mitrailleur tué , pilote blessé, observateur tué en sautant à 50 m du sol !Selon le rapport du chef de patrouille cette interception par la chasse ennemie ne semble pas le fait du hasard, mais plutôt un type d’écoute de conversations téléphoniques beaucoup trop nombreuses écoutées par l’ennemi .Finalement c’est l’utilisation du radar qui fait la différence.

Poste Allemand de transmission
Transmission par téléphone filaire (Rupture du fil = rupture des communications !)

Nouvelles dispositions.

Aucun appareils ne doit franchir la frontière à moins de 7000m d’altitude, s’il n’est pas accompagné par la chasse ; Pénétration limité à 50 km en territoire ennemi  ; La répétition des reco sur le même secteur et le même itinéraire est a éviter. Le franchissement de la frontière aux mêmes points de passage et lorsque les conditions de reco à haute altitude ne sont pas favorables et indispensables sont aussi à éviter ! En fait le but de l’ennemi est atteint, à savoir restreindre au mieux les incursions de la reco Française.

Potez 63/11 N°628 abattu, a rejoint le territoire.

Face aux conditions atmosphériques défavorables durant l’hiver 39/40 les missions se limitent au strict nécessaire et toujours accompagnées par la chasse. Naturellement les pannes récurrentes ne sont pas résolues, panne d’inhalateur, pannes mécaniques , commandes de vols bloquées par le froid, pannes d’appareils photo, clichés inexploitables exct…….malgré le travail acharné des mécanos exposés en plein air et au froid. De plus la chasse Allemande, se livre de plus en plus souvent à des incursions pour s’en prendre aux terrains et aux avions se croyant en sécurité ! ¨Dorénavant c’est la qualité des recos qui prime sur la quantité.

Test d’un nouveau prototype l’Amiot 351.

Amiot 351

Il est élégant et plus rapide que le Potez 637 de 30 à 50 K:m / en fonction de l’altitude, mais sa vitesse ascensionnelle met 145 secondes de plus pour passer de 1000 à 5000 m ce qui est énorme ! ¨Sa maniabilité à été mise en défaut lors d’un test de combat avec le Potez 637 . La liste des griefs est tellement longue que l’avion sera relégué aux missions lointaines ou à la reco de nuit ; Au final le rapport préconise l’abandon de l’Amiot 351 au profit du Bloch 174 .

Cruelle méprise !

Près de Verdun le Potez 637 de retour de reco au dessus de la Belgique vers Orconte fin décembre, est attaqué par des Hurricane Anglais qui confondent le Potez avec un Dornier 17. Sans s’en assurer formellement ils ouvrent le feu et descendent le Potez 637. Bilan 2 morts carbonisés et un survivant avec jambe cassée.


Potez 637 crashé en Belgique

Toutes les missions se soldent par des échecs ou presque. Les conditions météorologiques, Les pannes à répétitions des appareils photos, malgré les tentatives de réchauffe sont toujours présentes, les blocages de commandes , pannes d’interphones et les enrayages d’armes dues au froid , sans compter les pannes d’inhalateurs à 10 000m dangereuse pour les membres d’équipage.

11 janvier: Le risque du vol de nuit pour St Exupery .

A bord du Potez 63/11 N°45  le Capitaine Saint -Exupéry teste l’atterrissage de nuit sur une piste sommairement balisée. En se déportant sur la gauche, ST EX n’est plus dans l’axe lumineux et semble apercevoir un obstacle en travers de la piste . Au lieu de remettre les gaz il percute le sol et rebondit juste pour passer au dessus d’un camion. C’était le bon choix !

St Exupery teste l’atterrissage de nuit.

¨On trouve enfin une parade au gel des armes de bord en haute altitude. L’origine du mal ne vient pas de la mitrailleuse , mais des cartouches qui en tirant dégagent de la vapeur d’eau qui condense et bloque les armes par le gel. Une solution de méthyl – Gycol doit faire l’affaire à condition de trouver le juste dosage !

Le II /33 à Athie – sous –Laon.

¨Personne n’est en mesure de marquer ce terrain, Un atterrissage à Chambly permet après renseignements de localiser le nouveau terrain d’Athie -sous -Laon à environs 150 km au Nord est de la position. Le groupe y arrive le 25 janvier 40 par une température glaciale de – 25 ° ; Le personnel s’installe, les officier logent a Monceau le Waast dans un vaste palace, les sous officiers chez l’habitant et les hommes du rang dans les granges !

Fin février reprise des vols.

Les instructions sont : Ne pas aller trop près de la frontière Belge. Départ de St Ex et Adj Bagrel pour un stage d’expérimentation d’un nouvel appareil le Bloch 174 A 3. A la demande des pilotes un grand nombre de modifications sont effectuées sur les appareils;


Bloch MB 174 A 3

Quelques incidents émaillent cette période avec 2 chevaux de bois et une tempête qui endommage quelques avions ¨La DCA de Sissonne canarde le Général Escudier aux commandes d’un Potez 637 ; ¨Revenu au sol, sa réflexion fut pleine d’humour en déclarant :   »  La DCA Française n’a jamais fait de mal à personne ! » ¨Le 23 mars nouveau déménagement vers Orconte base d’ origine il y a 1 mois ou 3 nouveau Bloch 174 sont pris en compte ; ! Ils seront plus utiles à l’Est que sur les frontières Belge. Le 27 mars 1940 en reconnaissance le Pilote St Exupery , Capitaine Moreau, observateur, adj Bagrel comme radio- mitrailleur ; Mission survol Photographique à haute altitude de la région Montmédy – Neufchâteau ,Bastogne en faisant abstraction de la neutralité Belge.. Le Bloch 174 démontre toutes ses qualités de grimpeur en montant en un temps record à 9000 m. En dehors d’un léger blocage des commandes, l’avion donne entière satisfaction à l’équipage. Mitrailleuses et appareil photo fonctionnent par une température de – 42!La mission est interrompue à cause du mauvais temps au bout d’une heure  de vol! ¨Le 31 mars nouvelle mission sur Potez 637 écourtée sur panne d’appareil photos et des mitrailleuses à partir de 7500 m d’altitude. Durée 45 mn.

Aérodrome d’Orconte (Marne) ou est basé le GR 2/33 habituellement .

Le 2 avril 1940, un Dornier 17 de reco débouche sur le terrain et défile longuement le long du canal à 1200 m d’altitude . La DCA de Vitry -Le -François le prend à partie alors que trois patrouilles de MS 406 décollent. Le Dornier disparaît dans les nuages ! ¨Le mauvais temps s’installe de nouveau sur l’est de la France et l’on prépare les prochaines missions. Une nouvelle inquiétante commence a circuler dans le groupe le déplacement sur un terrain secret! Tous se doutent de la destination : Athie -Sous -Laon ! ¨En arrivant à Athie-Sous-Laon , le groupe espérait retrouver ses quartiers, mais le terrain est déjà occupé par le groupe aérien d’observation 511. les choses vont rentrer dans l’ordre quelques temps après.

Athies sous Laon aérodrome de desserrement .

Ordre du 12 avril 1940.

Il est imparti au groupe reco II/33 la charge de surveiller le déploiement des blindés et de l’aviation ennemie entre Rhin, Luxembourg , Belgique, et Hollande. En cas d’invasion préciser l’orientation du gros des forces vers le nord ou le sud de la Meuse de Liège à Namur . En cas de menace avérée il n’y a plus à se poser de questions de neutralité belgo-Luxembourgeoise ! La surveillance des axes de pénétration situés entre le Rhin et les frontières des pays neutres est confiée à des bombardiers du GR I/34 et II/34. On peut douter de la compétence du personnel navigant des bombardiers en matière de reconnaissance tactique dans une zone aussi sensible !

Bombardiers du 1/34 employés en reconnaissance.

Désormais il n’y a plus que des missions urgentes avec la rapide dégradation militaire ! ¨Afin de faire le point sur les ponts de bateaux en cours de construction sur le Rhin la mission est demandée au Capitaine Laux, spécialiste du vol sans visibilité. En effet depuis quelques jours le mauvais temps persiste et les reco sont écourtées. Il faudra à l’équipage traverser 5000m de couche nuageuse avant de retrouver des conditions presque normales ! A 8500 m des gouvernes de direction se bloquent  mais le capitaine Laux poursuit sa mission par moins 47 , le thermomètre de la cabine ayant atteint son point limite ! Il reste environs 7 minutes a survoler l’objectif avant le retour vers Athie. La FLAK est imprécise et n’inquiète pas le pilote mais le regard du mitrailleur se pose sur l’arrière du Bloch 174 qui constate avec surprise que 3 BF 109 d’un nouveau type (en fait il s’agit de modèle E plus puissant que le D) qui volent à 20 m du Bloch. Le pilote dira , « je pouvais voir le visage du pilote Allemand ».L’attaque débute par une rafale dans l’arrivée de carburant qui met le feu à l’aile droite.

Messerschmitt BF 109 type D
Messerschmitt BF 109 type E  (doté d’une hélice tripale et d’un stabilisateur contre venté)

¨Les commandes sont encore bloquées par le froid et les possibilités d’échappatoires réduites d’autant plus que le moteur droit est arrêté. Piquant à travers les nuages vers 7000 m les commandes se débloquent, et le mitrailleur blessé continue à tirer, avec toujours les poursuivants aux trousses. Le capitaine Laux réussi tout de même à envoyer une rafale dans l’un des chasseurs. Le combat se poursuit sur environs 150 Km et le Bloch 174 finit par se cacher dans un épais nuage et perd ses poursuivants. Le moteur gauche lâche à sont tour et il faut se poser au plus vite pour porter secours au mitrailleur. C’est en rase campagne Belge qu’il tente un atterrissage de fortune train rentré , il ne voit rien dehors le poste de pilotage est couvert de glace. Le contact est brutal et Laux perd connaissance. Il est réveillé par le crépitement des flammes et sa combinaison prend feu Il arrive à sortir mais il est trop tard pour ses 2 autres compagnons. Cette victoire sur le Bloch 174 montre la supériorité écrasante de l’aviation Allemande qui met un terme à la croyance d’invulnérabilité du Bloch 174 à haute altitude . Elles vont laisser des traces dans le moral des équipages.

Utilisation rationnelle du Bloch 174.

Comme sa vulnérabilité à été démontrée lors des précédentes missions à haute altitude.,le commandement décide de l’employer en vol rasant. Les équipage doivent s’entraîner de suite dans un triangle La Fère- Soissons-Reims reproduisant les massif des Ardennes, avec des machines de plus de 8 tonnes à très basses altitude.

Mai 1940;

On manque de personnel naviguant les équipages sont fatigués tant par les mauvaises conditions atmosphériques qui règnent, que par les nombreuses missions de jours et de nuits. Le personnel est tout juste suffisant pour constituer 2 équipages d’alerte. Les avions sont plus nombreux que le personnel ! Le beau temps est de retour le 8 mai mais la série noire des pannes continue par la perte d’un Bloch 174 qui s’écrase au décollage moteurs calés. L’équipage à tout juste le temps d’évacuer avant l’explosion. Cette accumulations de pannes mécaniques, au manque de personnel naviguant, fait que les appareils n’ont pas survolés le secteur depuis plus de 10 jours et n’ont pas permis au Groupe de reco de répondre aux nombreuses questions posées par le commandement.

Le dénouement !

¨C’est le 10 mai 1940, à l’aube, que nos ennemis se chargeront de donner eux même la réponse !

Les sources .

SAL 33 Hache d’abordage (Hache d’Alfred Bordage)

Les Chevaliers de l’ombre (Patrick Eherhardt)

commandantdelaubier.info/ Bombardement des ponts de la meuse

pagesperso-orange. fr/almana/ANNEE 1940

cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2001

cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2011

cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2013

traditions-air.fr

Général.georges.lapiche

saint-dizier-ww2.fr

Anthony Beevor  Seconde Guerre Mondiale

La guerre aérienne 1914 /1945

Les plans  secrets

St Exupery (pilote de guerre)

De Gaulle, mon père

Histoire militaire de la France tome 2

Documentation personnelle