Soyons un peu chauvin

Impossible n’est pas Français ! France 40 véhicules l’a prouvé aux faucheurs de marguerites, ce 17 janvier 2015 lors d’une visite organisée aux sein de cet établissement associatif.

Une arrivée en force !

Une partie des faucheurs de marguerites c’est déplacée chez France 40 Véhicule.

Lorsque nous parlons de la Seconde Guerre Mondiale, nous nous intéressons surtout aux avions, notre domaine de prédilection, parfois , mais plus rarement aux véhicules militaires, qu’ils soient Allemands ou Américains, mais jamais des véhicules Français. Nous avons ce jour vécu une leçon d’histoire grâce à Laurent et sa collection exceptionnelle.

Laurent (a gauche) captive l’auditoire aux premiers instants !

L’Armée Française était en 1938, une des plus puissantes du monde et Hitler s’en méfiait. Nos anciens ont souvent discrédité notre matériel militaire face à la Blitzkrieg de l’armée Allemande.  Mais on a pu se rendre compte, grâce à Laurent, qu’il était adapté et parfois meilleur que celui de l’ennemi. Seul le mauvais emploi, la stratégie de l’époque (politique et militaire) et l’incompétence de nos généraux s’étaient rendus responsables de cette défaite cuisante.

L’exemple en est donné par cette chenillette Renault, conduite par 2 hommes, sans être armée, mais blindée qui servait au ravitaillement en munitions des premières lignes Françaises, triste arrière-goût de la guerre de positions de  1914 à 1918.

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Chenillette Renault tirant une remorque à munitions.

Bruno s’essaye au poste de conduite.

Une des 2 chenillette de Laurent

La  surprenante technologie de 1940.

Sur tous les types de véhicules  Français des solutions technologiques innovantes et surprenantes !
Les pièces constitutives des engins, qu’ils soient à pneus ou à chenilles  sont conçus pour avoir un minimum d’usure et un maximum  d’efficacité en tous terrain. La qualité des fabrications est étonnante tout à fait contraire à ce que l’on raconte, en particulier et entre autres sur certaines des chenilles qui comportent pas moins de 18 pièces par patins. Mais la transition est toujours difficile entre 14/18 et l’actualité de l’époque ! A l’exemple de cette photo de remorque qui peut être tirée soit par un cheval (hypomobile) soit par un engin mécanisé. Le retrait de 2 goupilles et de 2 boulons suffisent à écarter les brancarts et y placer un cheval.

Il suffit de retirer l’anneau et les brancarts peuvent recevoir le cheval.

Le R 35 Renault en cours de restauration.

Pas plus de 10 exemplaires dans le monde et 5 en France (une chance !).

Restauration en cours du train de roulement.

le pont .

Moteur du char (d’origine) démonté par les gamins de l’association.

Il est assez rare de voir des gamins mettre le nez dans le cambouis. Plutôt que de pianoter sur leur « I Pad ou leurs tablettes », ici ils bossent sur du beau matériel et il aiment ç’a !

Pas encore 10 ans, mais capable de vous sabler des pièces ! (photo F40V)

Pour preuve que le matériel n’était pas si mauvais, car après la défaite plus de la moitié des 1500  R 35 furent transférés sur le front de l’Est.

Dès lors que l’on parle de restauration … !

Laurent se fait fort de respecter à la lettre et à la pièce près l’original, notamment pour ce char R 35, qu’il délogea chez un ferrailleur chargé d’évacuer les épaves des plages du débarquement.

Pour la petite histoire.
Dès la défaite les Allemands avaient démonté la partie supérieure du blindage, pour la remplacer par un canon  ;Quant à la tourelle , elle fut  posée sur le mur de l’Atlantique. A la fin de la guerre le ferrailleur avait récupéré le char, percé le châssis de 2 trous,  fixé 2 jambes de train de Messerschmit 109 pour supporter une lame qui lui servait de bulldozer.
La partie supérieure étant  toujours absente elle  fut moulée à partir  un blindé du même type prêté par le Musée de  Saumur , expédiée dans les pays de l’est (pour une question de coût) et fondue sur le moulage aux côtes d’origines (40 mm d’acier). La tourelle et son canon furent récupérés sur le mur de l’Atlantique.
Pour ce qui est de toute la boulonnerie, elle est  réutilisée, sablée phosphatée,car impossible à reproduire sans un coût exorbitant.

A chaque véhicules correspondait soit une histoire, soit une technique particulière qu’il serait ici trop long à exposer. Véhicules tous d’exceptions, de l’autochenille Renault (2 exemplaires dans le monde), aux autochenilles Citroen (croisière Noire) en passant par les tracteurs Latil articulés avec remorque porte char, ou le Laffly à 6 roues motrices  indépendantes, sans parler du prototype d’autochenille Citroen diesel ( unique au Monde,que même la marque ne possède pas) de camion de transport Citroen en parfait état ou de la Celtaquatre réquisitionnée par l’Armée Française en 1939.
En bref que du matériel rarement vu sur toutes les expos en contre partie du matériel Américain qui y abonde.

R 35

Canon Allemand monté sur base de R 35 (la preuve qu’ils n’étaient pas si mauvais !)

P 17 E (la Croisière Noire) (photo F40V)

Kegresse P17 E.jpg

P 19 (photo F40V)

Laffly en cours de restauration

Cet engin possède 6 roues motrices indépendantes. La déformation du chassis peut atteindre 15 cm de torsion. Entre cabine et caisse un joint de cuir fait la laison.

Autre vue en condition (photo google)

Camions Latil (celui de gauche est un porte char avec remorque)

Un Latil du même type.(photo Google)

La particularité de cet engin est qu’il est capable de faire demi tour sur place, grâce à ses 4 roues directrices.

Magnifique camion Citroen.

Autochenille Citroen (prototype diesel unique au monde)

Une autre Citroen !

Celtaquatre Renault (réquisition Armée Française)

Bernard teste l »autochenille Renault (2 exemplaires au monde)

Et avec ç’a , vous me mettez un peu d’armement ?

 

Canon anti aérien (le plus précis , puissant et rapide du monde )

Quelques aviateurs Français ont été descendus par ces canons (regrettable erreur dans la panique)

Canon anti char de 50 mm.

Quelques autres « bricoles » !

La troupe au complet !(photo F40 V)

Du courage et de la persévérance à revendre !

Cette association ne comporte seulement que 8 membres  tous bénévoles (sauf 2 salariés de l’entreprise que Laurent dirige) et comme toute association a besoin d’argent. La confection des pièces est un lourd investissement que les fonds récoltés ne peuvent compenser. Il s’agit de préserver le patrimoine militaire Français et ils sont bien seuls nos Gaulois qui aiment les jolies filles et le pinard ;.Notre participation consistera à faire  sabler le moteur Alison du P 38 et ferons un don en contrepartie, ce sera notre contribution !
Quelques fois seulement 5 ou 10 € permettent d’acheter du matériel, surtout s’ils font des petits grâce au bouche à oreille, alors n’hésitez pas visitez leur site et contactez les !

http://france40-vehicules.blogspot.fr/

Il nous reste à remercier Laurent et ses amis, pour avoir fort aimablement consacré une partie de leur  temps à faire découvrir la face cachée de 1940 à travers les véhicules militaires Français.

Nous y retournerons soyez en sûr et pas les mains vides cette fois

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