Assemblée Générale 2015

La presque totalité du club était réuni pour l’Assemblée Générale 2015 Les autres ont préféré dormir un peu plus longtemps avec Morphée ou d’autre , quand aux Américains, il n’était pas encore l’heure, 12000 kilomètres nous séparent !

Il faudra désormais agrandir la salle

Une salle toujours trop petite !

Des auditeurs attentifs.

 

 

Le bilan moral.

S’il est bien une chose atteinte c’est la cohésion du groupe réunie autours d’un club de bons amis ! Ici pas de course à l’armement, chacun pratiquant le modèlisme à son échelle de moyens et de temps, qu’il soit débutant , confirmé , ou expert (s’il en existe), un membre du club est l’égal d’un autre  pour surtout ne pas se prendre la tête;

Cette année 2015 devait en théorie marquer une pause  dans nos activités. Ce fut le contraire , car chaque mois une nouveauté apparaissait.

Visite à France 40 véhicules en début d’année, sauveurs de patrimoine Français, cette sympathique équipe nous a rendu un moteur de P 38 nettoyé au petits oignons. Il est visible au Musée  sur le support confectionné par Jean-Marie et sera terminé dès que possible.

Puis en février la construction d’une maquette de Stuka de 4 mètres à destination du Musée, qui nous a valu la cession d’un superbe tracteur tondeuse, indispensable à nos activités.

Mai, juin , juillet et septembre ont été consacrés en parties aux activités communales .( Forum des  associations , Projet d’Education Territoriale, exposition sur l’aviation de 1914 à 1918 organisée par l’Office Nationnal Des Anciens Combattants et Victimes de Guerres).

En septembre, un grand moment d’émotion ressentie par  nos adhérents pour la visite  de Ulrike et Herbert Haussner et un sympathique dîner au Mon Cadet.

Réception officielle en comité restreint.

Des reportages TV, avec Air Tv, Ma Télé, consacrés aux histoires d’aviateurs en général, à la préservation du patrimoine, et à la construction de maquettes.

 

Reportage TV (Ma Télé)

Des histoires d’aviateurs de la région (Aviator story sur AirTV)

Pour terminer en décembre avec en point d’orgue , la visite au Cercle des machines volantes.

Le bilan financier.

La santé financière est excellente, grâce à Stéphanie et Bruno qui gèrent de main de maître l’association.

Bruno surveillé de près par Stéphanie !

Les projets 2016.

  • – En début d’année nous visiterons le Musée de Bruxelles
  • – Assister aux premiers tours de chenilles du R 35 à France 40 Véhicules.
  • – Au mois de mai en espèrant cette fois le beau temps , nous exposerons nos modèles au Rond d’Orléans, suivi par le traditionnel pélerinage le 14 et 15 mai au Meeting de La Ferté Alais.
  • – Le 11 et 12 juin, nous serons invités à l’Aéro Classique de Compiègne. Voir de l’intérieur la préparation d’un meeting aérien promet un reportage passionnant et subventionner dans la limite de nos possibilités la construction du Latécoère 28 réalisé par le Cercle des machines volantes
  • – Le18, juin,ce sera  le traditionnel Barbecue du club.
  • – En octobre novembre , notre participation à la foire exposition du « Tigre » avec la venue d’au moins 10000 visteurs attendus.

La conclusion de cette Assemblée Générale se termine par le pot de l’amitié; Si c’est une belle phrase elle a au moins le mérite de résumer au mieux la mentalité du club.

Nous  nous chargerons de la préserver pour quelle perdure dans le temps!

Conférence du 23 août 2014

La fin de la Luftwaffe le 25 août 1944 dans le ciel de Picardie, marquant la fin de la Bataille de Normandie !

Objectif

Destruction de la Luftwaffe au nord de Paris le 25 août 1944

FW 190

Image issue de ciné mitrailleuse US

Conférencier: Philippe Lantiez.

Préambule :

Le 25 août 1944 est une date surtout connue pour la Libération de Paris. Mais Paris n’a jamais aux yeux des Alliés présenté un objectif stratégique prioritaire. En fait , du point de vue géopolitique il s’agirait d’un objectif du Général De Gaule pour y affirmer sont autorité. Le 25 août 1944 signe aussi la fin de la Bataille de Normandie.

Situation de la Luftwaffe en mai juin 1944.

Organisation :

La Luftwaffe des Pays-Bas, de  Belgique, et de France sont placées sous commandement unique:

La Luftflote 3

Cette troisième flotte aérienne est placée sous le commandement direct de Berlin et d’Hermann Göring. Son centre de commandement est à Paris sous la direction du Generalfeldmarschall Hugo Sperrle.

Hugo Sperrle

Generalfeldmarschall Hugo Sperrle.

carte

Zone de commandement de la Luftflote en mai 1944 (Alfred Price)

En 1943 la Luftwaffe perd la maîtrise des airs au profit des Alliés. Les Allemands ont rapatrié beaucoup d’unités pour la défense du Reich , victimes des bombardements intensifs.

Hambourg

Attaque sur Hambourg en 1943 par la RAF (Google)

De janvier à juin 1944 la situation de la Luftwaffe se détériore encore. Les Alliés souhaitent avoir la maîtrise du ciel et intensifient les bombardements sur tout le territoire de la Luftflote 3 .

B17

Livraison massive de B 17 en Angleterre. (Google)

La Résistance joue un rôle important, par les renseignements et les plans détaillés fournis à la RAF et à l’US Air Force pour ce qui concerne les installations et aérodromes . Le contre-espionnage décrypte les messages grâce a Enigma (prise de guerre sur un U boat ). Ils peuvent connaître précisément le mouvement et l’effectif de chaque unité qui se déplace.

enigma

Machine à crypter Enigma (Google)

Contrairement à ce que prétend le film «  le jour le plus long » la Luftwaffe est loin d’avoir perdu toute réactivité et combativité au moment du débarquement. A la veille du débarquement les Alliés pouvaient compter sur 2100 bombardiers lourds, 600 chasseurs bombardiers et bombardiers moyens,et 3800 chasseurs.

La Luftwaffe quant à elle ne pouvait aligner que 319 chasseurs et bombardiers.

La réaction allemande face à un éventuel débarquement Allié.

Hermann Göring se rend compte de l’état dans laquelle se trouve la Luftwaffe en 1943 et ordonne le lancement d’un plan de réaction contre l’éventuel débarquement. Il est adopté le 27 février 1944 après plusieurs remaniements sous le nom de « GROHENDE GEFAHR WEST » qui signifie :« Danger Imminent à l’Ouest ».Ce plan doit entrer en vigueur dans les 24 heures suivant le débarquement.

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Sperrle, Hitler , Göring, Kesselring sortant de réunion (Bundesarchiv)

Disposition du plan GROHENDE GEFAHR WEST.

Apport de nouvelles unités sur le front.

2 groupes de reconnaissance tactique

5 groupes de bombardement

8 groupes de chasse de nuit

19 groupes de chasse

Qui doivent renforcer celles existantes.

Ces unité sont prélevées sur les Luftflote « Défense du Reich » et la Luftflote 2 (Italie) qui représente l’afflux de 1000 appareils capables de se rendre sur le front en quelques heures.

La réparation des infrastructures et la création d’aérodromes spécifiques.

Les aérodromes sont régulièrement bombardés et font l’objet d’une attention particulière des Alliés. La Luftwaffe réquisitionne les habitants des villages environnants pour réparer les dégâts causés sur les aérodromes sitôt bombardés.

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Ouvriers requis pour l’aérodrome de Clastres en 1944 (Google)

Afin de maintenir les unités opérationnelles la Luftwaffe utilise des pistes secondaires bien camouflées et s’intégrant au mieux à l’environnement. Ces pistes sont situées à une centaine de Km des côtes.

Camouflage

Diorama de camouflage (auteur inconnu)

Tout y était conçu pour la maintenance des avions et le confort des hommes. Une centaine de pistes ont été construites entre le Pas de Calais et la Bretagne.

Une stratégie adaptée à la situation.

Le plan « Danger Imminent » doit permettre aux forces terrestres de repousser les Anglo-américains dès qu’ils posent le pied sur la plage. Priorité sera donnée aux coupures des lignes de ravitaillements des Alliés et éventuellement d’apporter un soutient des troupes au sol, à l’attaque des convois par torpillage de jour comme de nuit, ainsi que le mouillage de mines et le mitraillage systématique de l’ennemi.

Fw 190

FW 190 A 5  équipé d’une torpille

M e 109

Me 109 équipé d’une bombe 500 kg

Du jour J au 30 juin les Alliés perdent 59 navires, et 120 gravement endommagés.

Navire coulés

Du 6 juin au 7 juillet 1944 les Alliés ont perdu 1305 appareils, alors que la Luftwaffe n’enregistre la destruction de 826 appareils sur toute l’Europe.

P 47

P 47 endommagé (Gardoky collection )

Durant le mois de juin la Luftwaffe parvient à maintenir ses effectifs de 475 chasseurs pour les porter à 529 le 26 juin. A cet instant elle présente une réelle menace qu’il faut traiter en priorité. La chasse Alliée va s’attacher à l’éliminer par des missions « sweep »( coup de balais) tout en les associant aux bombardements stratégiques.

Ces missions vont permettre le repérage de mouvements de troupes au sol, d’intercepter l’ennemi dans les airs, d’identifier les nouvelles menaces, et de reconnaître d’éventuelles cibles à traiter lors de future missions.

Le mois de juillet et la première quinzaine d’août sont terribles en ce qui concerne les pertes humaines et matérielles de la Luftwaffe. Le 26 juillet elle ne dispose plus que 509 avions.

Les troupes Alliées se dirigent maintenant vers la Seine, et certain groupes de chasse se replient vers le Nord.

Les opération de l’US Air Force au nord de la seine .

Dans un dernier sursaut, l’aviation Allemande, reçoit de Berlin de nouvelles unités qui font passer les effectifs à 581 chasseur le 20 août 1944. De nouveaux groupes sont reformés pour répondre à ce besoin. Ils sont en général constitués d’anciens pilotes et de jeunes inexpérimentés ayant un minimum d’heures de vol. (en moyenne 160 h contre plus de 400 h pour les pilotes de l’US Aiir Force)
Une partie des chasseurs est reconvertie  pour des attaques au sol.

FW 190

Montage de roquettes sur FW 190

A compter du 19 août 1944 l’aviation Allemande harcèle les troupes Alliées au sol.

Attaque au sol le 22 août 1944

Conscients des énormes pertes subies par la Luftwaffe, l’US Air Force cherche désormais à   détruire au nord de la Seine en particulier en région Picardie, tous les aérodromes Allemands.Les attaques du 22 août 1944.

Les 3 premiers raids sont menés par le 367 th Fighter Group équipés de Lightning P-38

P 38

Pilote de P-38 armé de 2 bombes de 1000 livres montant à bord

P 38

Préparation des armuriers

Objectifs visés:

Couvron par le 39 2nd Sqn, sur  P 38 J, surpris par la II/JG53

Chambry 393 rd Sqn,  sur P 38 J,  surpris par la JG 26

Juvincourt 394 th Sqn sur P 38 J qui arrive à la rescousse pour défendre les 2 autres squadrons.

La mission est remplie et atteinte à 90 % ; les pertes US sont de 1 P-38 perdu (pilote capturé) pour 34 avions engagés. Larry Blumer devient l’as le plus rapide de l’ouest en abattant 5 avions en moins de 15 minutes.
Pour la II./JG 53 : 7 Me 109 détruits, 5 tués, et 2 blessés.

La seconde attaque du 25 août 1944.

Objectifs visés:

Bombardement de Clastres,Achery,Frière, …..
Les objectifs fixés ne sont pas atteins. La bataille aérienne engage 23 avions US contre 74 avions Allemands. Les pertes US sont de 4 pilotes tués et 12 P-38 de perdus, contre 18 avions abattus, 15 pilotes tués et 3 blessés pour la Luftwaffe.
Des missions « coup de balais » viennent compléter les attaque Américaines, les P-51 et P-47 détruisent encore 13 appareils Allemands dans les secteur de Laon et St Quentin en de violents combats.

Pertes de la Luftwaffe dans la journée du 25 août 1944: 33 appareils en une seule fois.

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Fw 190 en mauvaise posture (Cine mitrailleuse US)

Même si les objectifs ne sont pas atteins, ces raids ont été dévastateurs pour la Luftwaffe, et c’est la pire journée depuis le 7 juin 1944.
Dès le lendemain Sperrle est destitué et des unités quittent la France pour se regrouper en Belgique, aux Pays Bas et en Allemagne.

Conclusion :

Si les combats ont continué jusqu’à la fin du mois d’août, les opérations du 22 et du 25 août 1944 signent l’arrêt de mort de la Luftwaffe dans le nord de la France. Elle se fera beaucoup plus discrète et permettra aux troupes Alliées d’avancer  plus vite vers le nord  qui sera libérée quelques semaines plus tard.

La prochaine grande intervention de la Luftwaffe sera l’opération « Bodenplatte »,mais c’est une autre histoire !

Décès de Cyril Penna

Pilote, puis bombardier sur Short Stirling Cyril Penna a participé à de dangereuses missions et fut abattu le 29 novembre 1942 par un chasseur de nuit sur Viry Noureuil.

SQUADRON LEADER CYRIL PENNA

Cyril PENNA et Arthur GATLAND

Viry-Noureuil – 25 mai 2013

Présent dans l’Aisne en mai 2013 dans le cadre des cérémonies consacrées au crash de son bombardier, l’ancien aviateur de la RAF s’est éteint à l’age de 92 ans

Le squadron leader Cyril PENNA est mort mercredi soir à l’âge de 92 ans, a annoncé sa famille.

Attristés par la disparition de cet homme exceptionnel, les organisateurs axonais des cérémonies du samedi 25 mai 2013 peuvent s’enorgueillir d’avoir côtoyé et accueilli ce témoin de notre histoire.

Fils d’un officier gravement blessé à Arras pendant le premier conflit mondial, Cyril s’était engagé dans la RAF au début de la seconde guerre mondiale.

Affecté au sein du bomber command en qualité de navigateur et de co pilote, il avait effectué de nombreuses et périlleuses missions de bombardement sur tous les territoires occupés par l’envahisseur nazi. Dans la nuit du 28 au 29 novembre 1942, de retour de la mission de bombardement des usines Fiat de Turin en Italie, son bombardier Short stirling avait été touché par un avion chasseur de nuit allemand. Évacuant d’urgence l’appareil désemparé qui s’écrase peu après dans la vallée de l’Oise, Cyril se pose en parachute dans un champ labouré dans le commune de Viry-Noureuil. Échappant aux recherches allemandes, il se réfugie dans plusieurs fermes de la région chaunoise, notamment à Vouel, puis Neuflieux. Parvenant à rejoindre l’Angleterre en avril 1943 grâce à la population française et les réseaux de résistance français en avril 1943, il termine la guerre en qualité d’instructeur. Marié et père de deux enfants, cet homme marqué par cette aventure, en a écrit le récit autobiographique en 1985 sous le titre de « Escape and evasion ». Retiré à Exmouth dans le Devon, il était fier d’avoir honoré le 25 mai 2013, la mémoire de ses trois camarades enterrés dans le cimetière de Couvron et Aumencourt, puis dévoilé une stèle commémorative dans les étangs de Viry-Noureuil, aux côtés d’ Arthur GATLAND, le fils du pilote néo-zélandais du bombardier présent à se côtés pour l’occasion.

Apaisé depuis sa dernière visite en France, le britannique qui avait perdu son épouse Betty en 2011, « s’est éteint paisiblement à l’hôpital », selon le communiqué.

Nous ne l’oublierons jamais. (Vivre son histoire sur le blog ; commémoration du 25 mai 2013)

Chef d’escadron Hervé SAVARY

La conférence

Faisant suite à la commémoration de Ly Fontaine, une conférence fut produite par Philippe sur le thème: Les bombardements du réseau ferroviaire Français et le 6 juin 1944.

La conférence du 19 avril 2014

Faisant suite aux commémorations de Ly Fontaine, Philippe présenta sa conférence sur le thème :

Les bombardements du réseau ferroviaire Français et le 6 juin 1944.

En 1940 le réseau ferroviaire français est dense et relie à partir de Paris toutes les villes de France. L’essentiel du trafic est majoritairement consacré au transport des voyageurs, mais dans les parties Nord et Est de la France industrielle et minière les lignes sont plus développées, ce qui n’échappe pas aux Allemands à la déclaration de guerre. Ils préservent donc les objectifs importants en évitant les bombardements destructeurs et utilisent les frappes chirurgicales à l’aide des Stukas JU 87.

Carte du réseau voyageur vers 1930 (les liaisons sont nombreuses)

La Convention d’Armistice signée le 22 juin 1940 stipule que le réseau français doit se soumettre au dictât de l’autorité Allemande et de la Whermacht et impose la reconstruction et l’entretien du matériel au frais du vaincu. Un système de priorité est établi et imposé surtout pour le transport des matières premières , charbon et minerai vert l’Allemagne.

Train de minerai de fer à destination de l’Allemagne

Selon la théorie des autorités Anglaises et en particulier W. Churchill, la victoire ne peut survenir que grâce aux bombardements stratégiques sur l’Allemagne.

Bombardement de Hambourg par des Lancaster (archives Allemandes)

Peu après 1941 ,la limite de cette stratégie est atteinte, par inefficacité des raids de nuit, le manque de coordination et d’organisation des attaques. Cela va déboucher par l’adoption d’une nouvelle tactique, qui utilisera le bombardement combiné, la technique du bombardement de zone (l’emploi d’une quantité suffisante de bombes pour traiter un objectif), l’utilisation de pathfinder (éclairage des cibles) et le développement du radar pour améliorer les résultats. Le dessein étant de ne laisser aucun répits aux Allemands de jour comme de nuit.

Malgré l’adoption de ces tactiques les résultats escomptés ne sont pas à la hauteur des espérances. La défense anti aérienne protège efficacement les points stratégiques, obligeant les bombardiers à larguer à haute altitude. La précision laisse toujours à désirer et les pertes sont énormes. En janvier 1944 , les Alliés préparent l’opération Overlord (le débarquement) et réalisent le danger que représente le réseau ferroviaire Français qui risque d’amener troupes , armement, et renforts Allemand sur le lieux des combats.

Transport de troupes  (archives Allemandes)

(Pour les puristes on reconnaitra un char R 35sur lequel trône un canon allemand)

Sally Zukerman est chargé de résoudre le problème en étudiant une stratégie efficace et peu coûteuse en vies humaines. Cette nouvelle stratégie s’appellera «  plan transport ».

Des oppositions se forment au sein des Alliés, mais poursuivant les bombardements stratégiques au dessus de l’Allemagne, il est décidé de tenter une « expérience des effets » par une série de raids sur des objectifs ferroviaires le 6 mars 1944 .

Malgré un bombardement raté sur Le Mans le 7 mars , les autres raids sont encourageants et les dommages collatéraux sont peu importants. Zukerman démontre que poursuivre les bombardements stratégiques sur l’Allemagne ne fait perdre que 7% de l’activité industrielle de l’ennemi.

Le plan transport est adopté le 1 avril 1944.

Désormais tous les objectifs, gare de triages, nœuds ferroviaires, dans le Nord , la région Parisienne, la Belgique, sont traités pour assurer l’encagement du futur champ de bataille. A titre indicatif et pour le devoir de mémoire, 2 bombardements à 8 jours d’intervalles sur Tergnier occasionnent la perte de 82 victimes civiles.

Photos de bombardement diffusés pendant la conférence

 

Les ateliers de réparation de Tergnier fortement endommagés

Les gares de triages étant situées dans des zones à forte concentration de population, Churchill décide de suspendre les raids nocturnes, pour ménager la population qui accueillerait les Alliés contre l’avis d’Eisenhower qu’il considère comme une entrave à la préparation de l’opération Overlord.

Les raids US de jour se poursuivent sans discontinuer et dès le 30 mai les raids nocturnes reprennent après que Churchill ai cédé.

C’est en résumé ce que Philippe nous présenta avec force détails et illustrations issues de sa collection personnelle et de ses nombreuses documentations d’époque devant une salle comble.

Un grand merci à lui pour toutes ces précisions historiques, bien souvent ignorées et qui apportent un éclairage nouveau sur la Seconde Guerre Mondiale.

Commemoration de Ly Fontaine

Un vibrant hommage est rendu aux équipage des bombardiers Halifax du 51 et 158 squadron tombés la nuit du 18 avril 1944 sur la commune de Ly Fontaine .

Une stèle est désormais visible sur la commune de Ly Fontaine, commémorant le sacrifice de deux équipages de bombardiers Halifax, tombés dans des circonstances dramatiques la nuit du 18 avril 1944.

Les faits:

Le plan transport prévoyait la destruction des installations ferrovaires dans le but de perturber au mieux l’acheminement des troupes et matériel Allemand sur les futures lignes de front du débarquement.

Cette nuit une force de 174 appareils, dont 142 Halifax, 24 Lancaster, et 8 Mosquito pathfinder (éclaireurs) détruisent le dépôt, le triage et les ateliers de Tergnier. Sur le chemin du retour,quelques kilomètres plus loin aux abords de Ly Fontaine, de rares habitants s’étant terrés dans des abris de fortune, découvrent en levant les yeux une formidable explosion qui embrase le ciel. Deux avions se percutent en vol et tombent vers le sol en feu. Que c’est-il passé ? Nul ne peut le dire ! Auraient-ils été victime d’une collision en remontant suite au délestage des bombes ? Auraient -ils percuté une de leurs bombes qui tombait, ou victime d’un chasseur allemand équipé du schrägemusiek qui se serait glissé furtivement dans le box des bombardiers ? Les hypothèses sont nombreuses et la réalité des faits ne sera sans doute jamais prouvée et restera pour toujours un mystère !

Halifax  MK III

Les débris  tombant du ciel parsèment le terrain sur plus de trois kilomètres. Aucun membre ne survit à la catastrophe selon les rares témoins arrivés sur les lieux. Quatorze membres d’équipage du 51 et 158 squadron y perdent la vie.

La commémoration:

Soixante dix ans plus tard, le 19 avril 2014, Philippe Lantiez et la commune de Ly Fontaine commémorent le sacrifice de ces aviateurs.

Portes drapeaux et  foule nombreuse accompagne cet évènement.

Précédée par les Officiels.

La soeur et la nièce d’un des membres d’équipage (James Alfred Leaver)

Mr Laurence (témoin direct) Mrs Smith venue d’Australie (soeur de Leaver)

 

Shanon Christensen représentante du 158 Sqn (venue de Prague) et Philippe en grande conversation

Philippe à l’origine de l’évènement et co organisateur.

En souvenir des 55 000 aviateurs qui perdirent la vie pour notre liberté.

Flg Sgt Colin Shackleton

Assemblée Générale 2014

Il était 9 h 30, le parking était plein de voitures. Notre Assemblée Générale fixée pour 10 h précises, n’attendait plus que Monsieur le Maire pour débuter.

Devant le nombre important de membres à 9 h 45 la salle à semblé brutalement beaucoup trop petite.

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Le manque de chaises faisait cruellement défaut et seul le troisième âge pouvait prétendre à une place de choix.

Précisions supplémentaires: La bouteille au fond était déjà là !

Les autres beaucoup plus jeunes, ont profité de la « carrelagehothérapie » de la salle qui commençait à monter en température.

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« Pour les nons initiés la « carrelagehothérapie » est le traitement des muscles fessiers par application d’un carrelage froid sur les parties à traiter »

La presque totalité du club s’est déplacé, sauf ceux qui sont encore en mission (pour les militaires), ou trop éloignés de Sinceny . D’autres sont excusés mais représentés.

Il est finalement 10h 05 lorsque débute le bilan moral du Président par une traditionnelle présentation des voeux en présence de nos invités , Monsieur le Maire, B de Caspari, et M Rayer venus représenter l’association Axo’Lidarité.

Michel Rayer représentant d’Axo’Lidarité

C’est dans un recueillement des plus profond que les faucheurs de marguerites ont écouté le Président retraçant les petits et grands moments de l’année écoulée.

Puis la parole est cédée à Bruno qui expose avec panache le bilan financier du club très positif malgré la « crise » ;

Notre banquier, chaussé de lunettes de circonstances qui traque sans défaut les Euros dispersés avec l’aide de sa secrétaire particulière (de dos) et qui n’est autre que sa moitié mais qui fait le travail pour deux.

Les formalités de vote accomplies, le bureau est réélu à la majorité absolue, le Président présente les nouveaux membres venus se joindre aux Faucheurs de marguerites. Parmi eux un grand spécialiste de la maquette et inconditionnel des « Warbirds 39/45 »très connu dans la région pour les réalisations extraordinaires de précision.

Dany Belier bien connu dans la région et passionné d’aviation de la Seconde Guerre Mondiale

La présentation des projets 2014, réfection du Beechcraft et la recherche du P 38 par le Président récolte l’assentiment et l’approbation des tous les membres. C’est assurément de belles perspectives que nous mènerons avec grand plaisir.

Claude et Nico au service (avec modération bien sûr !)

Le « pot de l’amitié » vient conclure cette Assemblée Générale 2014 dans la franche camaraderie et la bonne humeur.

2013 est terminée ! Que vive 2014 !

Barbecue 2013

Une très chaude journée pour un barbecue sympathique,convivial et des vols non stop jusqu’à la nuit !

De bonne heure et de bonne humeur le montage du barnum prêté par la commune, a été monté en deux temps et trois mouvements.

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A 10 heures tapante les premiers avions décollent.

Hélas pour des raisons de vacances, de mariage ou autres, bon nombre d’entre nous ne participaient pas ! Quoi qu’il en fût la convivialité était de mise à l’heure de l’apéritif.

Chaude ambiance autour du barbecue qui s’ajoutait à la chaleur de midi !

Une trentaine de personnes ont savouré saucisses, côtes, lard, merguez, fromage tartes …………….!

Certains sont très concentrés ! Il n’est aucunement question d’intérrompre le repas !

Tandis que d’autres devisent sous la faible ombre d’un hypothétique parasol !

Les ombres s’allongent, il est 20 heures, l’heure de servir une nouvelle fois l’apéritif dans une ambiance plus agréable et décontractée.

Les vols se sont poursuivis tard dans la soirée et nos invités nous on quitté bien à regrets !